Les techniciens de l’audiovisuel et du cinéma veulent être mieux protégés. À travers l’Association des Techniciens de l’Audiovisuel et du Cinéma du Sénégal (ATACS), ils réclament un statut spécial dans le cadre de la réforme du Code du travail et de la sécurité sociale. « Nous ne voulons plus de quêtes pour nous soigner », crient-ils en chœur.
Pas de convention collective, pas de protection. Maladie, précarité, quêtes… Derrière les projecteurs, des techniciens sans protection. Le ras-le-bol des techniciens du cinéma.
Pour le président de l’ATACS, Amath Niane, le secteur reste encadré par des textes dépassés et souffre de nombreuses lacunes, notamment l’absence d’une véritable convention collective.
« Nous sommes des travailleurs comme tous les autres. Nous sommes des indépendants. Mais l’indépendance n’est pas synonyme de laisser pour compte », dénonce-t-il.
Les professionnels demandent ainsi un cadre juridique capable d’encadrer, promouvoir et protéger leurs activités, notamment face aux producteurs et aux employeurs.
Amath Niane déplore également le manque de protection sociale des techniciens : « Quand un technicien tombe malade, on est obligé de faire des quêtes pour subvenir à ses besoins ».
Une situation jugée indigne par le responsable de l’ATACS, qui rappelle que ces travailleurs cotisent pourtant aux mécanismes sociaux.
« On ne peut pas continuer comme ça. Quand on travaille, qu’on cotise et qu’on tombe malade, on doit pouvoir se soigner dignement », plaide-t-il.
L’ATACS interpelle ainsi les autorités afin que les nouveaux textes et leurs décrets d’application prennent pleinement en compte les réalités des métiers du cinéma et de l’audiovisuel.
« On veut plus de cette quête », insiste Amath Niane, qui appelle à une véritable protection sociale des professionnels du secteur.
