Sylvie Clerfeuille retrace au MCN le long chemin des musiques africaines vers le marché mondial

Samedi 9 mai 2026, une visite guidée de l’exposition consacrée à cinquante ans de passion au service des musiques africaines s’est tenue au Musée des Civilisations Noires. Sylvie Clerfeuille, journaliste et épouse de Noga Seck, a conduit ce parcours après une conférence animée par Noga Seck dans la même salle.

Organisée au quatrième niveau du musée, la séquence s’est déroulée devant un public composé notamment du directeur des arts du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Hughes Dias, de journalistes, d’artistes, de chercheurs et d’amateurs de musique. Le couple Clerfeuille-Seck y a retracé plusieurs décennies d’engagement en faveur de la reconnaissance internationale des musiques africaines.

Au fil de cette visite rapportée par Sud Quotidien, Sylvie Clerfeuille a rappelé que cette aventure culturelle est née en Europe dans les années 1970, à une période où les musiques africaines étaient presque absentes des festivals, des médias et des circuits culturels occidentaux. Elle a déclaré : « Nous étions quatre ou cinq personnes qui croyaient que les musiques africaines allaient exploser dans le monde ».

L’exposition revient aussi sur la naissance du festival Afrika Fête, lancé par une poignée de passionnés africains et européens. À travers des archives, des affiches, des photographies et des coupures de presse, les visiteurs découvrent comment ces pionniers ont progressivement imposé les musiques africaines sur la scène internationale malgré des moyens dérisoires.

Parmi les figures citées au cours du parcours figurent Manu Dibango, Youssou N’Dour, Touré Kunda, Moré Kanté, Salif Keïta, Alpha Blondy et Fela Kuti. Sylvie Clerfeuille a également évoqué le groupe Halam, accompagné à ses débuts par les époux Seck.

La visite a aussi mis en avant le rôle des médias, avec des collaborations menées avec Radio France Internationale ainsi qu’avec des médias suisses, australiens et américains. Sylvie Clerfeuille a enfin insisté sur le travail de mémoire mené à travers plusieurs ouvrages, tandis que les organisateurs disent vouloir transmettre cette histoire aux jeunes générations et poursuivre ce travail par des expositions itinérantes, des conférences, des publications et des collaborations universitaires en Afrique, en Europe et en Amérique.

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