Jazz AFRIKA à Dakar : ce que l’hommage à Michèle Boni Yapi engage pour les liens sénégalo-ivoiriens

Que s’est-il passé dimanche 10 mai 2026 à la Place du Souvenir africain ? La huitième édition de Jazz AFRIKA, consacrée cette fois à la Côte d’Ivoire, y a été célébrée à Dakar autour d’un hommage à Michèle Boni Yapi, présentée comme une figure pionnière de l’aéronautique ivoirienne formée au Sénégal.

Qui a pris la parole lors de cette cérémonie ? L’ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire au Sénégal, Mamadou Aidara, a salué une femme qu’il a décrite comme un « modèle », en expliquant que son parcours devait inspirer les jeunes générations africaines et encourager les jeunes filles à s’orienter vers les métiers scientifiques et techniques.

Que dit cet hommage de la relation entre Dakar et Abidjan ? Mamadou Aidara a estimé qu’il s’agissait « à la fois d’un hommage au Sénégal et à la Côte d’Ivoire », en rappelant que Michèle Boni Yapi avait été formée à Dakar à l’époque d’Air Afrique et qu’elle avait exercé pendant une trentaine d’années dans l’aéronautique, un point rapporté dans le récit publié par Sud Quotidien.

Une cérémonie placée entre mémoire et diplomatie culturelle

Pourquoi la Place du Souvenir africain inscrit-elle cette initiative dans la durée ? Sa directrice générale, Diouf Gnaka Gning, a rappelé que le concept Jazz AFRIKA, lancé depuis 2022, vise à célébrer des personnalités emblématiques de l’Afrique et de la diaspora, tout en mettant en lumière des identités remarquables du continent. Elle a aussi souligné la mission de diplomatie culturelle portée par l’institution à travers des partenariats avec les représentations diplomatiques africaines et diasporiques installées au Sénégal.

Pourquoi la Côte d’Ivoire a-t-elle été choisie pour cette huitième édition ? Diouf Gnaka Gning a indiqué que ce choix s’inscrit dans une volonté de contribuer aux relations bilatérales entre le Sénégal et les pays africains représentés au Sénégal.

Qu’a retenu la famille de Michèle Boni Yapi de cette reconnaissance à Dakar ? Très ému, son fils Cédrick Eward Yapi, représentant de la Fondation Tano Kora et accompagné de ses sœurs Marie-Elle et Marie-Dominique, a rendu hommage à sa mère, décédée le 24 février 2025, en la décrivant comme une femme « protectrice, aimable, scientifique mais aussi artistique ». Il a ajouté que cette distinction à Dakar offrait l’occasion de faire connaître son parcours dans un métier difficile durant les années 1980 et a annoncé la volonté de la fondation de développer, avec les autorités sénégalaises et ivoiriennes, des projets en faveur de l’émancipation des femmes et de la valorisation de leurs compétences professionnelles.

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