Le conflit en Europe de l’Est entame sa quatrième année. Dans ce contexte de guerre prolongée, les diplomaties s’activent pour redéfinir les stratégies de pression et envisager les conditions d’une éventuelle résolution. Ce vendredi, la présidence française accueille une rencontre au sommet destinée à coordonner les prochaines actions de l’axe occidental face à Moscou.
Emmanuel Macron reçoit son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à Paris. Selon les informations communiquées par l’Élysée, l’ordre du jour se concentre sur l’intensification des mesures coercitives contre la Russie. Les deux dirigeants examineront spécifiquement les moyens de démanteler la « flotte fantôme ». Cette armada de navires à la propriété opaque permet actuellement à la Russie de contourner les sanctions occidentales frappant ses exportations de pétrole, de céréales et d’autres marchandises.
Les discussions porteront également sur les garanties de sécurité à long terme et les engagements pris par la Coalition des volontaires, qui rassemble 35 pays alliés de Kiev. Il s’agira de faire le point sur l’accord de principe conclu en janvier dernier. Celui-ci prévoit le déploiement d’une force multinationale sur le sol ukrainien en cas de traité de paix, sous la supervision d’un mécanisme dirigé par les États-Unis. Notre rédaction rappelle que cette même coalition avait formellement réclamé un « cessez-le-feu inconditionnel » à la date du 24 février.
Sur le plan militaire, l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) note que les contre-offensives ukrainiennes, principalement menées dans le sud-est du pays, ont freiné les avancées russes au cours du mois de février. Une dynamique sur le terrain qui pousse l’Élysée à qualifier le bilan de Moscou d’« échec militaire, stratégique et économique ».
Au-delà de l’appui défensif européen qui sera abordé par le président ukrainien, une nouvelle perspective diplomatique se dessine en coulisses. Selon l’agence de presse Anadolu, les États-Unis ont soumis une proposition visant à organiser un nouveau cycle de négociations entre Kiev et Moscou dans le courant du mois de mars. Volodymyr Zelensky a précisé que ces pourparlers, placés sous médiation américaine, pourraient se tenir en Suisse ou en Türkiye.