Vingt organisations de la société civile africaine montent au créneau après la découverte de six corps dans une fosse commune, le 24 août 2026, dans le district de Sabakhouré, sous-préfecture d’Allassoyah, à Forécariah, en Guinée. « Plus de fosses communes, plus d’impunité », le cri d’alarme de la société civile africaine.
Forécariah en Guinée. Yeux bandés, mains ligotées… six corps retrouvés. Et, l’indignation de la société civile africaine monte.
Dans une déclaration rendue publique le 30 août à Brazzaville, à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, les organisations disent dénoncer « avec la plus grande indignation » cette découverte macabre.
Elles s’inquiètent particulièrement de l’état des dépouilles, retrouvées avec les yeux et les bouches bandés, ainsi que les mains ligotées, des éléments qui, selon elles, pourraient laisser craindre des « exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ».
Les signataires rappellent que cette affaire intervient après la documentation d’au moins 35 cas de disparitions forcées depuis septembre 2021 par Tournons La Page Guinée, mais aussi après la découverte de quatre autres corps dans la même préfecture en octobre 2025, sans conclusions d’enquête rendues publiques à ce jour.
Pour les organisations, ce silence « entretient l’impunité et nie aux familles leur droit à la vérité ».
Elles saluent toutefois l’ouverture d’une enquête par le parquet de Forécariah et les saisines effectuées le 27 août par Tournons La Page Guinée auprès du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, de plusieurs représentations diplomatiques et d’ONG internationales, dont Amnesty International, Human Rights Watch et la FIDH.
Autopsies, ADN et protection des témoins
Les organisations exigent du gouvernement guinéen une enquête indépendante, impartiale et transparente, avec l’appui d’experts médico-légaux nationaux et internationaux.
Elles demandent également la réalisation rapide d’autopsies et de tests ADN, ainsi que la restitution des résultats aux familles.
Elles réclament par ailleurs une protection effective des témoins, des familles des victimes et des défenseurs des droits humains engagés dans la documentation de ces affaires.
Les signataires annoncent également une saisine conjointe de la CEDEAO et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, afin de solliciter une mission urgente d’établissement des faits par la CEDEAO et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.
Le message final se veut sans ambiguïté : « Plus de fosses communes, plus de disparus sans nom, plus d’impunité. » Les organisations estiment que « le silence serait une deuxième mort pour ces six victimes de Forécariah ».

La guinée plongée dans l’horreur par un seul monsieur
Merci yerim
L afrique se tait comme d habitude.
Silence on tue.