SENTER et Gendarmerie : un protocole pour sécuriser le TER et 196 millions FCFA d’équipements

Lors de la cérémonie de signature, la SENTER et la Gendarmerie nationale ont conclu un accord portant sur la protection des voyageurs, des biens et des infrastructures du Train express régional (TER).

La sécurisation du réseau passe aussi par la connaissance de ses installations. Des élèves officiers de la Gendarmerie nationale ont ainsi été immergés dans l’univers du TER afin de parfaire leur formation sur les infrastructures stratégiques du pays. Accompagnés du commandant Babacar Samb, ils ont été reçus par le directeur général de la SENTER, Cheikh Ibrahima Ndiaye, et le directeur général adjoint de la SETER, avec leurs équipes dirigeantes. La session a débuté par un exposé sur l’histoire du chemin de fer au Sénégal, en Afrique et dans le monde.

Le protocole prévoit notamment de renforcer les moyens opérationnels de la Légion de gendarmerie des transports ferroviaires. Cette unité surveille les emprises ferroviaires, prévient les atteintes à la sécurité des voyageurs et protège les installations.

Selon APS, la cérémonie a également donné lieu à la remise d’équipements d’observation, de drones, de caméras thermiques, de détecteurs de métaux portatifs et de moyens roulants. Leur coût est évalué à plus de 196 millions de francs CFA. Le matériel est destiné à la Légion de gendarmerie des transports ferroviaires.

Le général de division Martin Faye, Haut-commandant de la Gendarmerie nationale, a déclaré que les deux institutions entendaient mettre leurs compétences en commun pour proposer aux populations un service ferroviaire sûr, fiable et performant. Il a aussi insisté sur la vigilance, l’anticipation des risques et la formation des personnels aux particularités du secteur ferroviaire. L’immersion des élèves officiers dans les infrastructures du TER s’inscrit dans cet enjeu : préparer les futurs gendarmes à la réalité du réseau qu’ils auront à protéger.

Le directeur général de la SENTER, Cheikh Ibrahima Ndiaye, a rappelé que le sentiment de sécurité compte parmi les critères de satisfaction des usagers. Il a indiqué que les effectifs de gendarmes affectés à la sécurisation du réseau avaient augmenté en 2024, passant de moins de 400 à 575. Selon lui, le dispositif contribue aussi à la régularité du trafic, avec un taux de ponctualité des trains supérieur à 97 %.

Cheikh Ibrahima Ndiaye a plaidé pour que les gendarmes restent affectés au dispositif ferroviaire pendant trois à quatre ans, voire davantage.

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