La sécurisation des réseaux de transports publics en France franchit une nouvelle étape réglementaire. Un décret publié au Journal officiel ce jeudi modifie les prérogatives des agents de sûreté, leur ouvrant l’accès à des moyens de défense jusqu’ici restreints dans l’exercice de leurs fonctions.
L’administration française a acté le déploiement de pistolets à impulsions électriques, communément appelés Tasers, au bénéfice des agents de la SNCF et de la RATP. Cette mesure, qui concerne plusieurs centaines de personnels de sécurité des deux principales entreprises de transport public, entrera en vigueur dès ce vendredi 20 février. Selon les précisions du décret relayées par Anadolu, cette dotation n’est pas permanente : elle est accordée « à titre expérimental » pour une durée précise de trois ans.
Ce dispositif s’inscrit dans le prolongement d’une loi votée fin décembre, dont l’objet était le renforcement global de la sûreté dans les transports. La logique défendue par le gouvernement est celle de la proportionnalité. L’exécutif justifie cette expérimentation par la nécessité d’offrir aux agents une option intermédiaire, située entre la simple présence dissuasive et le recours aux armes létales, pour mieux gérer les situations de violence.
L’introduction des Tasers vient compléter d’autres dispositions issues du même texte législatif. Depuis décembre dernier, les contrôleurs ont déjà vu leurs moyens techniques évoluer avec l’usage généralisé des caméras-piétons, un outil destiné à sécuriser à la fois les usagers et les personnels lors des interventions.