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Senelec : Le “khouy kamadji” pend au nez du Sénégal

Une menace pèse sur la Senelec. Une menace qu’on pensait dissipée. En effet, la Senelec pourrait renouer avec ses mauvaises habitudes : les délestages intempestifs. La cause ? La société ne compte plus qu’une réserve de combustible de 10 jours.

Les réserves de combustibles ne pourront tenir…

Et selon une source autorisée interrogée par le journal L’Obs, repris par seneweb, «La boîte clignote au rouge. Il ne lui reste plus qu’une autonomie de dix jours en combustible pour faire fonctionner ses centrales».

La cause…

Une rupture de stock ne serait plus qu’une question de jours, regrettent nos confrères. Une situation due, selon le journal, à la démission de Khadim Bâ, principal garant de la Société africaine de raffinage (Sar), fournisseur exclusif de la Senelec en fuel.

Pour mémoire, Khadim Bâ de Locafrique a officialisé, le 24 février dernier, sa démission de son mandat d’administrateur au sein du Conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (Sar) avec des conséquences non négligeables et surtout immédiates d’effet. Il retirait, aussi sa ligne de crédit de 250 millions € que le groupe avait mise à la disposition de la Sar pour assurer les importations de pétrole brut depuis 2018.

Khadim Bâ coupe les ponts…

Non sans annuler sa caution de 130 milliards de Fcfa jadis souscrite auprès des banques pour garantir l’utilisation de cette ligne de crédit, il adressait ainsi sa lettre de démission à Diène Faye, Président du conseil d’administration de la Sar avec ampliation au ministre du Pétrole et des Énergies et au ministre des Finances et du budget, avant d’arrêter tous ses financements liés aux investissements et se désengager de toutes les activités de la Sar.

Conséquences…

Et comme conséquences, les banques nationales et internationales qui agissaient en tant que partenaires pourraient aussi se retirer faute de disposer de toutes les garanties d’un partenariat viable.

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