Sénégal-Maroc : cap sur l’investissement, la sécurité juridique et le contenu local

Le Sénégal et le Maroc veulent franchir un nouveau cap dans leur coopération économique. La sécurité juridique, le contenu local et le développement de partenariats entre entreprises des deux pays étaient au cœur d’une rencontre réunissant acteurs publics et privés, Ministres d’Etat, Chefs d’entreprise, acteurs économiques, investisseurs et enseignants chercheurs ce mercredi 30 septembre lors d’un déjeuner-débat à la résidence de l’ambassadeur du Maroc au Sénégal.

Renforcer la confiance des investisseurs

A l’entame de son discours, le président Abdoulaye Sow de la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD) a expliqué que « le Sénégal veut davantage attirer les investissements créateurs de valeur, d’emplois et de compétences. Dans cette perspective, la sécurité juridique apparaît comme un élément essentiel pour renforcer la confiance des opérateurs économiques ».

Dans cette rencontre, M Sow a expliqué que «  le cadre juridique de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) a été présenté comme un atout pour les investisseurs marocains. L’harmonisation du droit des affaires et les mécanismes de règlement des différends contribuent à offrir davantage de visibilité aux entreprises souhaitant investir au Sénégal. Cette dimension permet également d’envisager le Sénégal comme une plateforme d’accès au marché ouest-africain ».

Le contenu local au centre des préoccupations

« Mais attirer les capitaux ne suffit pas. Encore faut-il que les investissements bénéficient également à l’économie locale » avertit le président Sow. Et d’ajouter « C’est tout l’enjeu du contenu local. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de développer les partenariats entre entreprises sénégalaises et marocaines, les joint-ventures et la sous-traitance locale ».

M. Sow insiste sur « la formation des jeunes et le transfert de compétences figurent également parmi les priorités, avec l’ambition de faire émerger des entreprises sénégalaises capables de se positionner à terme sur les marchés africains ».

Du partenariat à la coproduction

Déjà importante, le président de la CCIAD souhaite que « la présence des entreprises marocaines au Sénégal pourrait ainsi connaître une nouvelle phase. L’ambition affichée est de passer d’une logique de présence à une dynamique de co-investissement, de coproduction et de création de chaînes de valeur régionales. Plusieurs secteurs offrent des perspectives de coopération, notamment l’agriculture, l’industrie, les services, la finance, les nouvelles technologies, l’énergie et la formation professionnelle ».

Un partenariat au service de l’emploi

Pour les initiateurs de la rencontre, explique président Abdoulaye Sow « cette dynamique doit permettre de créer un environnement favorable à la fois aux investisseurs et aux entreprises locales. Le renforcement du dialogue entre l’État, le secteur privé, les institutions financières et les investisseurs est ainsi présenté comme une condition pour transformer les opportunités en projets concrets ».

« À travers cette nouvelle dynamique, le Sénégal et le Maroc entendent consolider une coopération économique fondée sur la confiance, l’investissement productif, le transfert de compétences et la création d’emplois. L’objectif final reste de faire de la relation économique entre les deux pays un levier supplémentaire de croissance et d’intégration régionale » a conclut le président Sow de la CCIAD.

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