Sénégal : des économistes alertent sur les risques du Cadre commun du G20

Lors de la dernière mission du FMI à Dakar, l’accord technique conclu avec le Sénégal a relancé le débat sur le traitement de la dette souveraine en devises. Le gouvernement a choisi de recourir au Cadre commun du G20, tandis que des économistes contestent les effets attendus de cette démarche.

Le Dr Ndongo Samba Sylla estime que l’expérience zambienne impose la prudence. Selon lui, le mécanisme n’a pas produit d’allègement substantiel pour la Zambie et n’a pas empêché l’aggravation des difficultés liées au surendettement.

L’économiste rappelle aussi les mesures associées au programme du FMI dans ce pays. La suppression de subventions et l’augmentation des impôts auraient alimenté la crise du coût de la vie. Les prix du carburant et de l’électricité ont également progressé, indique-t-il.

Le Dr Chérif Salif Sy partage cette analyse. Il décrit l’exemple zambien comme un échec marqué par l’absence de réduction réelle de la dette, une austérité brutale et le retour rapide d’une charge jugée insoutenable. Il estime qu’une transposition automatique de ce scénario au Sénégal serait une erreur.

Il invite donc à surveiller trois risques : l’austérité, l’endettement et la stabilité sociale. Pour lui, la restructuration ne constitue pas une réponse valable dans toutes les situations. Il appelle le Sénégal à éviter le mimétisme et à définir une stratégie souveraine fondée sur un choix politique et stratégique.

Le Dr Sylla met ainsi en avant les limites observées en Zambie, alors que les modalités précises du traitement de la dette sénégalaise doivent encore être négociées avec les créanciers. Selon ndarinfo, le FMI a détaillé les contours de l’accord technique conclu à l’issue de sa dernière mission à Dakar.

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