À quelques jours des consultations nationales prévues du 21 au 31 mai 2026, l’ancien ministre d’État Abdou Fall interpelle le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à travers une lettre ouverte dans laquelle il appelle à une refondation du dialogue politique et à un sursaut de responsabilité nationale.
Selon lui, le choix du chef de l’État d’opter pour des « consultations ciblées », en raison notamment du contexte religieux, constitue « un acte de recentrage institutionnel et de réaffirmation de l’autorité présidentielle ».
Mais Abdou Fall estime que cette initiative intervient dans « un contexte marqué par des tensions visibles au sommet de l’État », évoquant notamment les rapports complexes avec le Premier ministre Ousmane Sonko, les incertitudes au sein de la majorité et les crispations sociales.
« Ces consultations ne peuvent donc être ordinaires », avertit-il, estimant qu’elles doivent permettre « d’éviter au pays tout enlisement dans une crise politique durable aux conséquences imprévisibles ».
Dans son analyse, l’ancien ministre décrit une « configuration institutionnelle inédite », marquée par une majorité parlementaire liée au Premier ministre, une opposition structurée autour de Macky Sall et de ses alliés, ainsi qu’un président appelé à garantir « l’équilibre des institutions » et « l’unité nationale ».
Abdou Fall identifie trois pôles qu’il juge désormais incontournables dans la recherche d’une stabilité durable : « le pôle présidentiel issu de la coalition Diomaye », « le bloc politique structuré autour de PASTEF » et « l’opposition organisée autour de l’APR et de ses alliés du Front démocratique républicain ».
Pour lui, aucune force politique ne peut gouverner durablement « dans une logique d’exclusion ». Il plaide ainsi pour « un nouveau pacte de responsabilité nationale », fondé sur des règles partagées entre majorité, opposition et institutions.
« L’Histoire enseigne qu’aucune démocratie ne se consolide durablement sans compromis intelligents entre ses principales forces politiques », souligne-t-il, mettant en garde contre les conséquences de compromis « refusés ou retardés ».
Dans cette lettre ouverte, Abdou Fall estime en dernière analyse que le président Bassirou Diomaye Faye est désormais « face à l’Histoire » et doit « se placer au-dessus des logiques pesantes du jeu partisan » afin de transformer les tensions actuelles « en opportunité de refondation démocratique pour le Sénégal ».
Voilà encore une carcasse politique qui s’est réveillé subitement pour encore manger ce pays Abdou fall ils veulent dévorer Diomaye isoler Sonko
Un Discours Responsable mes Félicitations Mr Fall.
Non grand quand Mr Fall dit Pastef, Pastef c’est Sonko…