Sécurité, innovation et savoir : l’UCAD et l’Armée renforcent leurs échanges

Le dialogue entre l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et les Forces armées sénégalaises franchit une nouvelle étape. Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Alioune Badara Kandji, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu vendredi 15 mai 2026 au Camp Dial Diop pour une rencontre avec le Chef d’état-major général des armées, le vice-amiral Oumar Wade.

Cette visite de travail a été l’occasion de revisiter une coopération déjà ancienne mais encore perfectible entre les deux institutions. Selon les éléments évoqués, « depuis longtemps déjà, les deux entités collaborent, d’une part de manière informelle avec l’utilisation de l’expertise de l’UCAD par les forces de défense et de sécurité, et d’autre part de manière formelle mais restreinte à travers l’Institut de défense du Sénégal ».

Dans cette dynamique, les deux parties affichent désormais leur volonté d’aller plus loin. « Les deux institutions entendent consolider et élargir cette coopération à d’autres domaines », avec l’ambition de structurer davantage les échanges académiques, scientifiques et stratégiques.
Au cœur des discussions figure notamment la question des ressources humaines militaires.

« Ce qui permettrait de renforcer davantage la qualité des ressources humaines au sein de l’armée », est-il souligné, dans un contexte marqué par la désinformation où « il est important d’avoir des hommes disposant d’une capacité de discernement pour éviter certaines erreurs ».

Les enjeux technologiques occupent également une place centrale. L’armée exprime un besoin croissant en innovation, notamment en matière de drones, de logiciels et d’applications. La recherche-développement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar est ainsi fortement sollicitée pour soutenir une montée en puissance de l’industrie de défense.

Au-delà du strict domaine militaire, les échanges ont mis en avant la dimension transversale de la sécurité. « La question sécuritaire ne se limite pas aux armes, mais elle est transversale et surtout éminemment sociologique », rappelle le texte, soulignant aussi l’importance de disciplines comme la géographie et la météorologie dans les opérations militaires.

Dans ce partenariat à double sens, l’université pourrait également tirer profit de l’expertise des forces armées en matière de discipline et de rigueur. L’Institut de défense du Sénégal, à travers l’Institut de défense du Sénégal, constitue déjà un cadre structuré de formation et d’échanges.

À l’issue des discussions, les deux institutions se disent convaincues de la pertinence d’un rapprochement renforcé. « Un protocole est à l’étude pour asseoir davantage cette collaboration », ouvrant la voie à une coopération plus intégrée entre le monde académique et le secteur de la défense.

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