Le 11 du mois, les agents du Centre régional des œuvres universitaires et sociales (CROUS) de l’Université Assane Seck de Ziguinchor n’avaient toujours pas reçu leurs salaires. Le dossier des salaires impayés au CROUS de Ziguinchor oppose, selon les représentants du personnel, l’Agent comptable payeur à la direction.
Landing Goudiaby, délégué du personnel, estime que les travailleurs ne doivent pas subir les conséquences de ce différend administratif. Il réclame le paiement immédiat des sommes dues, en rappelant que les agents sont aussi des pères et mères de famille.
Les travailleurs refusent d’être « pris en otage » par une situation qu’ils jugent étrangère à leur responsabilité. Dans des propos rapportés par Tribune et relayés par lactuacho, ils demandent également à la direction du CROUS de respecter ses engagements envers le personnel.
Le syndicat a fixé un délai de 48 heures pour la régularisation des salaires. À défaut de paiement dans ce délai, un plan d’action présenté comme radical pourrait être déclenché. La section locale du SYNTES a déjà décrété une grève de 48 heures reconductible à l’UASZ après l’expiration de son ultimatum. Le mouvement paralyse l’ensemble des activités pédagogiques et administratives, signe que la crise salariale dépasse désormais le seul périmètre du CROUS.
La pression s’étend aussi aux enseignants-chercheurs. Le SAES de l’UASZ exige le paiement des salaires avant le 15 juin 2026, mais réclame également le règlement des heures complémentaires et des frais de mission. Le syndicat menace de boycotter le démarrage du deuxième semestre si cette échéance n’est pas respectée.
Le Syndicat national des travailleurs de l’enseignement supérieur (SYNTES) a, par ailleurs, interpellé directement le président de la République. Landing Goudiaby a déclaré que la mobilisation se poursuivra jusqu’au règlement de la situation et que la direction doit payer les salaires dus.
