Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, était à Saint-Louis ce mardi 23 juin. Venue apporter le soutien de l’État aux victimes de l’effondrement meurtrier de Pikine 15, elle a également visité un centre d’inclusion sociale dédié aux enfants handicapés. Cette double visite fait suite à celle du ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé, dépêché sur les lieux au lendemain du drame.
L’effondrement, survenu dans la nuit du 15 juin, a coûté la vie à cinq personnes. Parmi les victimes, deux élèves, enfants du propriétaire de l’immeuble, dont l’un était candidat au Brevet de fin d’études moyennes (BFEM). Le président Bassirou Diomaye Faye avait, en Conseil des ministres, demandé un renforcement des mesures de prévention face à la multiplication des sinistres pendant l’hivernage.
Accueillie par le gouverneur Al Hassan Sall et entourée des autorités locales, la ministre s’est tout d’abord rendue auprès des familles endeuillées. Elle a rencontré le propriétaire de l’immeuble, qui a perdu deux enfants dans la catastrophe, ainsi que les voisins dont les habitations ont été touchées. « Nous sommes venus transmettre le message de solidarité du président de la République, du Premier ministre et de tout le gouvernement », a-t-elle déclaré. Des enveloppes d’assistance ont été distribuées, en complément de l’aide déjà apportée par le Fonds de solidarité nationale et la Délégation générale à la protection sociale.
La délégation ministérielle a ensuite rejoint le Centre d’inclusion sociale de Saint-Louis, une structure créée il y a près de 18 mois par une association de parents. Elle accueille 21 enfants atteints de trisomie 21, d’autisme ou d’autres déficiences intellectuelles, encadrés par des bénévoles aux moyens limités. Le directeur, le professeur Babaly Sall, a exposé les besoins urgents : un bus de 35 places pour le transport, du personnel supplémentaire et des subventions. Selon lesoleil, la ministre a salué « le travail remarquable » des équipes et promis d’examiner les possibilités d’accompagnement via le Fonds de solidarité nationale. « Dans le Sénégal de demain, chaque enfant doit compter, notamment ceux qui ont des besoins spécifiques », a-t-elle affirmé, rappelant que l’inclusion sociale est une priorité du chef de l’État.


