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Saint-Louis : coup de filet après l’échouement d’une pirogue, 66 personnes arrêtées

Leur rêve d’une vie meilleure en Europe s’est fracassé sur les côtes de Saint-Louis. Soixante-six candidats à l’exil ont été arrêtés après que la pirogue à bord de laquelle ils comptaient traverser l’Atlantique s’est échouée, alertant ainsi les autorités.

Le samedi 30 mai 2026, aux environs de 09 heures, la Brigade territoriale de Saint-Louis, appuyée par l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Saint-Louis 1, est intervenue à la suite d’un renseignement relatif à la présence d’une pirogue échouée au niveau de la Langue de Barbarie, dans le département de Saint-Louis, avec à son bord plusieurs candidats à la migration irrégulière.

Les premières investigations ont permis de mettre en évidence l’existence d’un réseau organisé à caractère international. Selon les déclarations recueillies, les migrants avaient quitté les côtes gambiennes dans la nuit du 26 au 27 mai 2026 à destination de l’Espagne, après avoir versé des sommes variant entre 200 000 et 300 000 FCFA pour leur traversée.

Confrontés à de mauvaises conditions météorologiques après quatre (04) jours passés en mer, les migrants ont été contraints de rallier les côtes de Guet-Ndar. À leur arrivée, plusieurs d’entre eux ont réussi à prendre la fuite avant l’intervention des forces de l’ordre.

L’opération a néanmoins permis l’interpellation de soixante-six (66) candidats à la migration irrégulière, répartis comme suit :

– Cinquante-deux (52) Sénégalais, dont deux (02) femmes ;

– et quatorze (14) Gambiens, dont huit (08) femmes.

Le matériel suivant a été saisi :

– une (01) pirogue ;

– un (01) moteur Yamaha de 60 CV ;

– deux (02) bidons de 60 litres contenant du carburant.

L’enquête se poursuit.

La Gendarmerie nationale rappelle que son centre d’appel reste joignable gratuitement aux numéros 800 00 20 20 et 123 pour tout renseignement utile

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Un commentaire

  1. La tentative d’émigration clandestine par voie maritime ne constitue pas un motif d’arrestation en soi. Il convient donc de rectifier la manière dont cette information est relayée.

    ​À l’heure actuelle, les passagers se trouvent dans les locaux de la police ou de la gendarmerie uniquement pour un débriefing ou une audition légale, et non pour une infraction. La procédure change du tout au tout si l’enquête permet d’identifier les convoyeurs : ces derniers seront placés en garde à vue avant d’être présentés à la justice.

    ​Les simples passagers, quant à eux, recouvreront la liberté. Libre à eux, ensuite, de tenter à nouveau l’aventure ou de renoncer à ce projet, marqués par l’horreur d’une réalité que l’on ne raconte jamais.

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