Le gouvernement britannique a annoncé, ce lundi à Londres, l’introduction imminente d’une nouvelle infraction pénale ciblant la création d’images intimes non consensuelles. Cette mesure, confirmée par la secrétaire d’État à la Technologie Liz Kendall, survient dans un climat de méfiance accrue envers les deepfakes générés par l’intelligence artificielle.
Cette initiative législative fait suite à des révélations concernant le chatbot Grok, développé par le milliardaire américain Elon Musk. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cet outil disponible sur la plateforme X aurait servi à générer des images à caractère sexuel d’individus sans leur consentement. Liz Kendall a qualifié ces contenus d’« armes d’abus », soulignant l’urgence d’encadrer ces pratiques technologiques déviantes.
S’exprimant devant les députés, la responsable britannique a précisé que le partage ou la menace de partage d’images intimes, y compris celles générées par IA, constitue déjà une infraction pénale pour les individus et les plateformes en vertu de l’Online Safety Act. Elle a annoncé que la création ou la demande de création de telles images, prévue par le Data Act, deviendra une infraction pénale effective dès cette semaine et sera traitée comme une priorité.
Parallèlement à ces mesures législatives, le régulateur britannique de la sécurité en ligne, Ofcom, a ouvert une enquête formelle contre la société X. L’instance reproche à la plateforme de ne pas avoir respecté certaines obligations clés, notamment l’évaluation adéquate des risques liés à l’exposition des utilisateurs à des contenus illégaux avant la mise en œuvre de changements majeurs sur le service.