Royaume-Uni : le vote attendu au Parlement sur Keir Starmer dans l’affaire Mandelson

Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer doit faire face à une nouvelle étape politique dans l’affaire liée à Peter Mandelson. Le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle, a annoncé lundi que les députés britanniques se prononceront sur l’opportunité d’ouvrir une procédure parlementaire visant le chef du gouvernement.

Selon les informations rapportées par Insider Paper, les membres du Parlement doivent débattre mardi d’un éventuel renvoi de Keir Starmer devant une commission chargée d’examiner s’il a trompé la Chambre sur la nomination, en 2024, de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis. Cette nomination est contestée après des accusations selon lesquelles l’ancien responsable n’aurait pas validé les contrôles de sécurité requis.

Lindsay Hoyle a précisé que sa décision intervenait après des demandes formulées par de « nombreux » parlementaires, parmi lesquels la cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch. Cette dernière accuse Keir Starmer d’avoir induit les députés en erreur en affirmant que la « procédure régulière » avait été respectée avant la désignation de Peter Mandelson, alors que celui-ci aurait échoué à l’examen de sécurité préalable.

Dans ce dossier, Keir Starmer a déjà limogé le plus haut fonctionnaire du ministère britannique des Affaires étrangères, lui reprochant de ne pas l’avoir informé, ainsi que d’autres ministres, que Peter Mandelson n’avait pas passé ces vérifications. Le Premier ministre a également rejeté les affirmations selon lesquelles ses services auraient exercé des pressions sur le Foreign Office pour faire approuver cette nomination.

Le vote attendu intervient alors que Keir Starmer dispose d’une large majorité à la Chambre basse, ce qui signifie qu’un nombre important de députés de son propre parti, le Labour, devrait soutenir l’ouverture d’une enquête pour qu’elle soit effectivement lancée. Un porte-parole du bureau du Premier ministre a qualifié le débat de « manœuvre politique désespérée » du Parti conservateur, en assurant que les accusations « n’ont aucun fondement ».

D’après Insider Paper, cette commission parlementaire des privilèges est la même instance qui avait joué un rôle dans le départ de l’ancien Premier ministre Boris Johnson de la vie politique de premier plan, après une enquête sur des déclarations liées au « partygate ». Peter Mandelson a, lui, été écarté par Keir Starmer en septembre 2025 après de nouvelles révélations sur son amitié avec le financier américain décédé Jeffrey Epstein. La police britannique enquête actuellement sur Peter Mandelson pour des allégations de faute dans l’exercice de ses fonctions lorsqu’il était ministre travailliste, plus de dix ans auparavant.

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