La rentrée scolaire est prévue le 7 octobre, mais des établissements sont déjà affectés par les eaux. La Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (FENAPES) demande aux autorités de décaler la reprise d’au moins dix jours.
Son président, Ibrahim Top, indique que certaines zones ont reçu 138 millimètres de pluie en quelques heures. Des salles de classe sont inondées, des murs se sont effondrés et l’accès à des écoles est devenu difficile. Dakar, Kaolack, Touba, Saint-Louis et Ziguinchor figurent parmi les localités concernées. À Dakar, les pluies ont déjà provoqué des perturbations et fait cinq morts, tandis que de nouvelles précipitations sont annoncées.
Face à l’ampleur de la situation, le Premier ministre a déclenché le plan d’urgence régional et annoncé que plus de 900 milliards de FCFA seraient mobilisés. Les autorités ciblent notamment les axes routiers, les zones de captage et les secteurs exposés aux perturbations de l’eau. Le chef du gouvernement a aussi demandé au ministre de l’Éducation nationale d’évaluer les conditions de reprise à Dakar : si les eaux ne se retirent pas des zones concernées, un report de la rentrée pourrait être envisagé. Aucune décision ni nouveau calendrier n’a toutefois été annoncé.
La FENAPES estime qu’accueillir élèves et enseignants dans ces conditions exposerait leur santé et leur sécurité. Dans une déclaration relayée par Pressafrik, Ibrahim Top a expliqué qu’un délai permettrait d’évacuer l’eau, puis de nettoyer et désinfecter les établissements.
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À Guinaw Rail, les inondations ont fortement touché le lycée Mame Yelly Badiane. Mamadou Boye Barry, président de l’Amicale des élèves et étudiants de Guinaw Rail, appelle les autorités à intervenir rapidement.
La FENAPES demande aussi le respect des textes encadrant les frais d’inscription et l’affichage obligatoire dans les établissements scolaires.



