Réforme constitutionnelle : le Laïcat invite à un large consensus national avant tout changement

Le Conseil national du Laïcat du Sénégal (CNLS) a fait part de sa vive opposition au projet de révision constitutionnelle porté par les députés de la majorité. Dans une lettre ouverte adressée, dimanche 28 juin, au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, l’organisation présidée par le Dr Philippe Abraham Birane Tine dit sa « profonde préoccupation ».

Pour le CNLS, la démarche actuelle est « précipitée » et rompt avec la tradition de large concertation qui a toujours entouré les grandes réformes institutionnelles au Sénégal. L’organisation rappelle qu’aucune révision d’envergure n’a été menée sans un dialogue incluant les forces politiques, les communautés religieuses, la société civile et les universitaires. Elle exige en conséquence la suspension immédiate du processus et l’ouverture d’une consultation nationale impliquant toutes les forces vives du pays. Enfin, elle insiste sur la nécessité de soumettre toute modification de la Loi fondamentale à un référendum, pour renforcer sa légitimité démocratique.

Cette prise de position s’inscrit dans une série de réactions de la société civile. Y en a marre a récemment exigé un référendum et interpellé le président Faye, tandis que le Forum Civil a plaidé pour le dialogue et le respect de la décision du Conseil constitutionnel du 13 mai 2026. Cette décision a validé le projet de révision tout en imposant des garde-fous, notamment sur la limitation des mandats. La lettre du Laïcat, publiée par Sud Quotidien ce 28 juin, réaffirme l’attachement du CNLS au dialogue et à la transparence dans la conduite des réformes institutionnelles.

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10 commentaires

  1. Allez vous faire foutre 54% à déjà décidé et les amendements seront votés car ces lois protègent davantage le peuple
    À bas la société si vile

  2. Laïcat de mzs 2 c… Allez au diable. Réglez le problème de vos prêtres chasseurs de femmes des autres !

  3. Dialogue, dialogue, dialogue! Toujours invoquer la nécéssité de dialoguer pour justement ne rien faire du tout. Ils se prennent pour des professionnels du dialogue et ils pendent que le Peuple n’est pas compétent pour décider. Le Pastef a annoncé tout cela dans son programme. On a dit oké et on les a élu. S’ils ne le font pas alors le Pastef nous aura trahi.

    En plus, qui ne connait pas la société civile Senegalaise? Presque tous des corrompus.

  4. Arrêtez ces appels au dialogue. On a perdu trop de temps . Dialoguer, dialoguer encore, toujours dialoguer, jusqu’à quand ? Honorables Députés , prenez vos responsabilités et avançons . Cëy Sénégal, ken xamul lu ñu bëgg.

  5. Le dialogue est une forme de manipulation ou des charognards politichiens gagnent de l’argent ou des prebandes ou autres avantages immédiats . C’est pourquoi certains prebandiers de la société civile en sont si friands . Pour les politiciens rien dans leur contestation ne devrait étonner personne. Ils ne font que leur boulot d’opposant

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