Recherche et innovation : la diplomatie scientifique au cœur de la clôture de la conférence régionale à Dakar…

La Conférence régionale des Recteurs et les Journées Recherche & Innovation Afrique de l’Ouest ont pris fin à Dakar avec un panel consacré aux instruments de financement, au partage des risques et aux nouvelles alliances en faveur de la recherche et de l’innovation.

Animée notamment par Abdel Kader Ndiaye, président de la Conférence nationale des employeurs du Sénégal, le professeur Charlemagne Igué, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin, et Marie Gloriose Ingabire, directrice régionale Afrique centrale et de l’Ouest du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), la rencontre a permis de revenir sur les défis du financement de la recherche et sur la nécessité de renforcer les partenariats entre acteurs africains et internationaux.

Dans son discours de clôture, Slim Khalbouss, recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), a placé la diplomatie scientifique au centre des enjeux de coopération entre l’Afrique et ses partenaires.

Selon lui, cette diplomatie constitue un levier pour construire des relations plus équilibrées et durables. Il a notamment souligné que la dépendance d’une grande partie de la recherche africaine aux financements extérieurs pose la question de l’influence exercée par les bailleurs sur les priorités scientifiques.

Pour Slim Khalbouss, l’Afrique doit davantage définir ses propres priorités et renforcer sa capacité de négociation afin de construire des collaborations fondées sur un véritable partenariat. Il appelle également à placer les universités au cœur de l’internationalisation, en renforçant leurs capacités et leur rôle dans les stratégies de développement.

Le recteur de l’AUF a défini simplement la diplomatie scientifique comme « l’art d’utiliser la science pour faire de la politique étrangère ». Elle consiste notamment à rapprocher décideurs politiques, diplomates, chercheurs et universitaires afin de mobiliser les connaissances scientifiques dans la prise de décision internationale.

Il a également insisté sur l’importance de cette approche face aux défis transfrontaliers tels que le changement climatique, l’eau, l’intelligence artificielle, les migrations ou encore l’influence des réseaux sociaux.

En conclusion, Slim Khalbouss a appelé à « réinventer le rôle de l’université dans un monde incertain », en faisant de la recherche, de l’innovation et de la connaissance des instruments majeurs du développement et de la coopération internationale.

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