L’armée congolaise a annoncé avoir détruit un appareil présenté comme rwandais dans l’est de la République démocratique du Congo, dans une zone marquée par de fortes tensions sécuritaires. Les faits, selon le communiqué militaire, se sont produits le samedi 25 avril dans les Hauts Plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.
Selon les informations rapportées par Agence Afrique, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) disent avoir abattu en plein vol un drone de type UAV de l’armée rwandaise au Point Zéro. Le communiqué, publié sur Facebook, affirme que l’aéronef menait une « mission offensive » visant les positions des FARDC ainsi que des populations civiles.
Dans ce document, l’armée congolaise qualifie l’incident d’« action hostile ». Elle y voit une violation de l’espace aérien national, une agression contre la RDC et une nouvelle tentative de déstabilisation dans une zone placée sous haute vigilance opérationnelle. Les FARDC ajoutent que ce type d’acte ne serait pas une première.
D’après Agence Afrique, l’armée congolaise estime que la répétition de ces incidents traduit une volonté persistante de remise en cause des engagements pris dans le cadre des initiatives de désescalade et des accords internationaux en vigueur. Les FARDC citent notamment l’accord de paix conclu à Washington.
Le communiqué intervient alors que, récemment, le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), qui contrôle plusieurs localités dans l’est du pays, se sont engagés à prendre diverses mesures pour tenter de mettre fin au conflit. Dans sa déclaration, l’armée congolaise tient pour responsables l’AFC/M23 et son soutien présenté comme venant de l’armée rwandaise de toute détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie orientale de la RDC.
Les FARDC ont par ailleurs réaffirmé leur capacité de surveillance, de riposte et de défense de l’intégrité territoriale. Elles assurent rester mobilisées pour protéger les populations civiles, sécuriser les positions qu’elles tiennent et neutraliser toute menace extérieure, selon les termes du communiqué. Aucune réaction des autorités rwandaises n’a été mentionnée dans le contenu consulté.