Le ministère des Transports terrestres et aériens a formellement démenti une affiche diffusée sur les réseaux sociaux annonçant l’entrée en service de radars sur l’autoroute. Le document évoquait des sanctions telles que le retrait de permis, la garde à vue ou des amendes en cas de dépassement de la vitesse de 110 km/h.
Dans un communiqué, le ministère précise que ce « prétendu dispositif de contrôle de vitesse par radars » n’émane ni de ses services ni des forces de l’ordre. « Aucune des informations qu’il véhicule n’a de caractère officiel », insiste-t-il, ajoutant que les seuils de vitesse et les montants d’amendes mentionnés ne reposent sur aucun acte réglementaire en vigueur.
Le ministère appelle les citoyens à la plus grande vigilance face à la circulation d’informations non vérifiées. Seules les communications diffusées via ses canaux officiels font foi, rappelle-t-il.
Malgré ce démenti, le ministère confirme l’existence d’un projet de déploiement d’un système de contrôle automatisé de la circulation routière. Les aspects techniques, juridiques et opérationnels sont en cours de finalisation. Une campagne de sensibilisation sera menée avant toute mise en service.
Cette initiative fait écho à un test de vidéo-verbalisation mené en février dernier sur l’autoroute Ila Touba, au cours duquel 11 000 infractions sur 24 000 véhicules avaient été relevées, soit un taux de 46 %. Le ministre des Transports, Yankhoba Diémé, avait officialisé ce dispositif le 22 février 2026, a rapporté dakarmatin.

