« Propos mensongers », « insubordination » : ce que révèle la lettre de licenciement du DRH de l’AGEROUTE

Les raisons du licenciement de Cheikh Ahmed Tidiane Thiame commencent à se préciser. Alors que l’éviction du Directeur des Ressources humaines de l’AGEROUTE était déjà connue, la lettre officielle signée par le Directeur général Moustapha Fall dévoile les motivations avancées par la direction pour justifier cette décision radicale.

Datée du 15 mai 2026 et marquée du sceau « confidentiel », la correspondance évoque une série de griefs formulés contre l’ancien DRH à la suite de sa récente sortie médiatique largement relayée sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Dans le document, le Directeur général accuse Cheikh Ahmed Tidiane Thiam d’avoir tenu des « propos mensongers » à son encontre lors d’un point de presse consacré à la gouvernance de l’AGEROUTE depuis sa nomination. La direction lui reproche également d’avoir divulgué au grand public des informations internes et confidentielles relatives au fonctionnement de l’agence.

Moustapha Fall considère aussi que cette prise de parole publique a cherché à installer « un malaise entre la Direction générale et ses collaborateurs », en remettant en cause certains choix stratégiques opérés depuis son arrivée à la tête de la structure.

La lettre insiste particulièrement sur l’impact institutionnel de cette sortie médiatique. Le Directeur général estime que ce point de presse « aux relents politiques » a gravement porté atteinte à l’image et au crédit de l’AGEROUTE, aussi bien en interne qu’auprès des partenaires de l’institution.

Pour la Direction générale, les faits reprochés constituent des « fautes lourdes » caractérisées par des actes de « défiance » et « d’insubordination manifeste », jugés incompatibles avec les responsabilités d’un Directeur des Ressources humaines. Le document évoque également un « manque de loyauté inédit » envers la hiérarchie.

Conséquence : le licenciement a été prononcé avec effet immédiat. La lettre demande en outre à l’ancien DRH de restituer tous les biens appartenant à l’agence, notamment son véhicule de service, son ordinateur portable, son téléphone ainsi que les documents confidentiels en sa possession.

Cette affaire intervient dans un climat social déjà tendu au sein de l’AGEROUTE, où les critiques sur la gouvernance interne se multiplient depuis plusieurs semaines.

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