Près de 100 films et une réplique sur le napalm entrée dans la légende : L’acteur américain s’est éteint à 95 ans

Le monde du cinéma perd l’une de ses figures les plus respectées. Alors que sa carrière s’étalait sur plusieurs décennies avec des rôles ayant défini le Nouvel Hollywood, l’annonce de sa disparition marque la fin d’une époque pour le septième art. C’est par la voix de son épouse que la nouvelle a été confirmée ce lundi.

Robert Duvall, acteur américain oscarisé et visage inoubliable de la saga Le Parrain, est décédé à l’âge de 95 ans. Selon les informations relayées par Al Jazeera, son épouse Luciana Duvall a annoncé sa disparition via une publication sur Facebook. « Pour chacun de ses nombreux rôles, Bob donnait tout à ses personnages et à la vérité de l’esprit humain qu’ils représentaient », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Un second rôle devenu légende

Si son nom reste indissociable du personnage de Tom Hagen, le « consigliere » de la famille Corleone dans Le Parrain, Robert Duvall a marqué l’histoire du cinéma par une filmographie riche de près de 100 œuvres. Il est également l’homme derrière l’une des répliques les plus célèbres du cinéma de guerre. Dans Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (1979), son incarnation du lieutenant-colonel Bill Kilgore, obsédé par le surf en pleine guerre du Vietnam, lui a valu une reconnaissance mondiale, notamment pour la phrase devenue culte : « J’aime l’odeur du napalm au petit matin ».

Pourtant, c’est pour un rôle bien différent qu’il a obtenu la consécration suprême. En 1983, l’Académie lui décerne l’Oscar du meilleur acteur pour sa performance dans Tender Mercies (Tendre Bonheur), où il incarnait un chanteur de country sur le déclin.

Des débuts avec Dustin Hoffman et une fin de vie en Argentine

Le parcours de Robert Duvall est celui d’un acharné de travail. Fils d’un amiral de la marine américaine, il a fait ses armes à New York, partageant un appartement avec deux autres futurs géants du cinéma alors en difficulté : Dustin Hoffman et Gene Hackman. Sa première apparition marquante au cinéma remonte au rôle de l’énigmatique Boo Radley dans Du silence et des ombres (To Kill a Mockingbird).

Au-delà du jeu, Duvall est passé derrière la caméra, écrivant et réalisant Le Prédicateur (The Apostle), qui lui vaudra une autre nomination aux Oscars. Sa passion pour le tango et l’Argentine, pays de sa quatrième épouse Luciana Pedraza, a marqué la dernière partie de sa vie. Il partageait son temps entre Los Angeles, l’Amérique du Sud et sa ferme en Virginie, où il avait transformé une grange en salle de danse pour s’adonner à cette passion.

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