Le Collectif des familles de martyrs a vigoureusement dénoncé, dans une déclaration rapportée par Pressafrik, le soutien du président Bassirou Diomaye Faye à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Pour l’organisation, appuyer l’ancien chef de l’État revient à trahir la mémoire des victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024.
Le collectif estime que s’allier à Macky Sall équivaut à valider ses méthodes et à considérer ses actions passées comme acceptables. « Devenir son allié, c’est endosser le passif d’un régime qui a réprimé dans le sang des citoyens exerçant leurs droits constitutionnels », insiste la déclaration. Une position radicale qui, selon ndarinfo, illustre la fracture entre les impératifs diplomatiques du nouveau pouvoir et l’exigence de justice portée par les proches des victimes.
Un dilemme entre diplomatie et justice
Cette sortie s’inscrit dans une série de critiques. Quelques jours plus tôt, le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP) avait déjà exprimé son opposition catégorique à tout parrainage diplomatique en faveur de l’ancien président, rappelant que les événements de 2021-2024 ont coûté la vie à au moins 84 citoyens. Le FRAPP avait notamment interpellé le président Diomaye Faye, lui-même incarcéré sous l’ancien régime, sur la nécessité de rester sensible au sort des victimes.
Le retour de Macky Sall à Dakar, le 17 juillet dernier, pour une audience avec son successeur, avait déjà suscité une vive controverse. Le Collectif des Victimes du régime de Macky Sall avait alors exigé que ce déplacement ne soit pas perçu comme une simple étape protocolaire, rappelant les zones d’ombre persistantes sur les tragédies de la fin de son mandat. En avril dernier, une marche pacifique organisée à Dakar par plusieurs structures, dont le Collectif des familles des martyrs et Amnesty International, avait déjà réclamé « vérité et justice ».
En février, le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, avait mis en garde le président Faye contre un soutien à cette candidature, estimant qu’il trahirait la mémoire de « plus de 65 Sénégalais tués » sous l’ère Macky Sall. Plus récemment, l’ancien ministre Daouda Ngom, proche du Premier ministre Ousmane Sonko, a estimé qu’accueillir Macky Sall à Dakar revenait à « narguer les familles des victimes ». Aucune réaction officielle de la présidence n’a pour l’heure été communiquée.
Le FRAPP a rappelé que les violences politiques de 2021-2024 ont fait au moins 84 morts.

Ah bon ? Si c’est ça je revendique et si c’était à refaire on le referait
Qui sont les victimes et les martyrs ? Qui sont les casseurs, les incendiaires ? Je n arrive pas à faire la part des choses. Seydi Gassama pourrait peut être faire la part des choses avec des arguments techniques et juridiques. Bon on verra. Faut quand même pas oublier que de nombreux pays sont représentés au Sénégal et que leurs représentants ont vécu les événements comme les sénégalais. De ce fait aucune propagande ne peut peser dans le choix des fonctionnaires internationaux
Vas te soigner