Le stade Iba Mar Diop et la piscine olympique ont été rénovés pour les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Première édition organisée sur le sol africain, la compétition doit réunir quelque 2 700 jeunes sportifs âgés de 17 ans au plus. Pour El Hadji Amadou Dia Ba, vice-champion olympique du 400 mètres à Séoul en 1988 et seul médaillé olympique sénégalais, ces Jeux sont aussi une occasion de préparer la relève.
Directeur du Centre africain de développement, il estime que la relève de l’athlétisme sénégalais doit bénéficier d’un accompagnement progressif. « Le talent ne suffit pas », explique-t-il : les jeunes doivent être encadrés et conduits vers le haut niveau. Il cite Saly Sarr, entrée au Centre très jeune et devenue, après plusieurs années de travail, l’une des meilleures au monde. Ces propos ont été recueillis dans un entretien publié par lesoleil.
Dia Ba souhaite que les équipements mis à disposition par les fédérations internationales servent à former les jeunes et à soutenir l’élite. Avec des milliers de jeunes venus participer à la première édition africaine des JOJ, il appelle aussi à accueillir les sportifs des autres continents afin qu’ils découvrent la culture sénégalaise et échangent avec les jeunes du pays.
La préparation de l’événement s’est aussi voulue un projet collectif. Cinq mois avant les JOJ, une marche populaire sous le slogan « 10 000 pas pour les JOJ » a relié le Monument de la Renaissance africaine à la Place du Souvenir africain. Bakary Sarr, qui présidait la cérémonie, y a vu un symbole d’unité nationale. Pour Dia Ba, l’enjeu sportif s’inscrit ainsi dans une mobilisation plus large autour de la jeunesse et de l’accueil des délégations.
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Pour progresser, les athlètes ne peuvent, selon lui, rester uniquement à Dakar. Il évoque la nécessité de voyager et de participer à des compétitions internationales, avec un encadrement comprenant notamment médecins, kinésithérapeutes, préparation mentale et suivi technique. La préparation hivernale, précise-t-il, peut se dérouler au Sénégal, mais les déplacements et le suivi représentent un coût.
Dia Ba dit travailler pour qu’un autre Sénégalais décroche une médaille olympique, idéalement en or. Il rappelle qu’il avait déjà exposé en 1988 les conditions nécessaires à la réussite olympique, sans être écouté à l’époque, et estime que la situation évolue. Il cite également Louis-François Mendy, Cheikh Tidiane Diouf et Amad Faye parmi les jeunes prometteurs.
Pour lui, d’autres disciplines que l’athlétisme peuvent également viser des médailles.



