Le député Amadou Ba a vivement réagi aux explications du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, sur la sincérité budgétaire. Prenant à nouveau la parole à l’Assemblée nationale, il a dénoncé un manque de transparence dans la gestion des finances publiques, réclamé la transmission de plusieurs rapports d’audit et contesté les choix de dépenses du gouvernement dans le cadre du PLFR 2026.
« Ce qui se passe, c’est que nous sortons d’une dette cachée pour revenir à un budget caché », a-t-il lancé, estimant que les parlementaires ne disposent pas de tous les documents nécessaires pour exercer leur mission de contrôle.
Le député a notamment cité le rapport d’exécution budgétaire à fin septembre 2026, l’audit Evergreen, le rapport de Sogebusiness-Mazars ainsi que celui de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la dette bancaire. Selon lui, ces documents ont été réclamés sans être communiqués aux députés.
« La sincérité budgétaire n’est pas un faux débat »
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Amadou Ba a également contesté les prévisions de recettes inscrites dans le budget. Il estime que l’inscription de près de 800 milliards de FCFA de recettes attendues, alors que leur recouvrement paraît incertain, risque de gonfler artificiellement les projections budgétaires et de fausser le niveau du déficit.
Selon son argumentation, cette situation pourrait compromettre les objectifs de réduction du déficit et peser sur les négociations relatives à la restructuration de la dette.
Le parlementaire a par ailleurs dénoncé les arbitrages budgétaires qui, selon lui, pénalisent des secteurs prioritaires.
Il a évoqué la réduction de certaines dotations destinées aux abris provisoires, aux écoles primaires et aux projets hospitaliers, citant notamment une enveloppe passée de 50 milliards à 8 milliards de FCFA pour un projet hospitalier.
500 milliards de FCFA : un autre choix d’investissement proposé
L’une des principales critiques du député concerne les transferts sociaux et les subventions. Amadou Ba a notamment évoqué une enveloppe d’environ 490 à 500 milliards de FCFA consacrée aux transferts courants et aux bourses familiales à l’horizon 2029.
Pour lui, ces ressources pourraient être orientées vers des investissements structurants. Il a ainsi proposé un programme de construction de cinq hôpitaux, notamment à Kaolack, Saint-Louis, Bakel, Ziguinchor et dans une autre localité, ainsi que de 35 centres de santé.
Son idée consiste à mobiliser le secteur privé national et à lever les financements sur deux ans pour réaliser ces infrastructures, avec des retombées économiques en matière d’emplois, d’activités pour les entreprises et de recettes fiscales pour l’État.
« Investir 500 milliards pour construire cinq hôpitaux et 35 centres de santé », a-t-il plaidé, opposant cette option à une politique qu’il juge excessivement orientée vers les transferts sociaux.
Il a également pris l’exemple de l’accès à l’eau potable pour illustrer sa vision des politiques publiques : plutôt que de distribuer des camions-citernes aux populations, il estime qu’il faut privilégier le raccordement gratuit des ménages au réseau d’eau.
Le pouvoir d’achat et l’emploi au cœur des exigences
Au-delà des arbitrages budgétaires, Amadou Ba a réclamé des garanties concrètes sur le pouvoir d’achat des Sénégalais. Il reproche au gouvernement de ne pas prendre d’engagements suffisamment précis pour protéger les ménages contre une éventuelle hausse du coût de la vie.
Il a également interpellé Cheikh Diba sur la création d’emplois, estimant que les investissements envisagés par l’Exécutif ne garantissent pas nécessairement des retombées suffisantes sur le marché du travail.
Le député a insisté sur les divergences qui opposent les parlementaires au gouvernement, précisant qu’elles ne relèvent pas uniquement d’un désaccord politique, mais concernent également la trajectoire budgétaire, le niveau du déficit, les priorités d’investissement et la rationalité économique des subventions.
Un appel à la transparence avant tout compromis
En dernière analyse, Amadou Ba a dénoncé le refus de communiquer certains documents aux représentants du peuple. Pour lui, l’Assemblée nationale doit disposer de toutes les informations permettant de retracer les ressources publiques, leur origine et leur utilisation.
Il a également rappelé que les députés souhaitent un dialogue avec le gouvernement et que leur démarche ne vise pas à empêcher un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).
Mais il a posé une condition claire, les discussions doivent déboucher sur des engagements vérifiables.
« Nous ne voulons pas de budget caché et nous devons lutter contre la dette cachée », a-t-il martelé en substance.





Kouy domouharam Amadou pita Ba mola guen domouharam leup louy jafe jafe ci rewmi mom la nit kou bone ignane aigri
🌍 le budget n’est pas caché c’est le fmi qui est à découvert, ses taux d’intérêts cyniques et voraces ne pas plus✒️