Ouza Diallo: Depuis l’aube des indépendances, la politique culturelle menée par le Président Sall est la plus nulle

Ouza Diallo: Depuis l’aube des indépendances, la politique culturelle menée par le Président Sall est la plus nulle

Après le silence complice, c’est le temps des clash ! Ouza Diallo va tirer dans les ailes du Président Macky Sall à travers une lettre sous forme de chanson. Le chanteur rebelle qu’on entendait plus ne s’est en outre pas gêné à traiter la politique culturelle de Macky Sall de nulle

« Je n’ai pas encore pris ma retraite. Je me suis retiré pour encadrer Adji (Ndlr : sa fille Adjouza). Elle est jeune et il me fallait l’épauler. Elle a de belles et bonnes idées mais ne veut pas de textes révolutionnaires comme moi. Ce qui fait que je ne peux pas encore me retirer définitivement », a-t-il dit à nos confrères. Mais, pour son retour sur scène, il dit travailler, depuis un mois, sur une lettre ouverte à son ami Macky Sall.

« C’est avec tristesse que j’écris cette lettre à l’endroit de Macky Sall, parce que je le connais depuis qu’il est ministre de l’Intérieur. Cette lettre sera une chanson et elle sortira très bientôt », a annoncé père Ouza.

A la question de savoir pourquoi il veut reprendre le micro pour s’adresser au chef de l’Etat, il rétorque : « On a touché mon domaine, la culture. Je ne peux pas ne pas réagir. On fait du n’importe quoi avec la culture. J’ai décidé d’écrire cette lettre malgré le fait que la grande Première Dame du Sénégal, Marième Sall, soit mon amie. Ce que je veux faire-là me pèse mais il faut que je le fasse. Je ne peux rester les bras croisés ».

Apparemment frustré par la manière dont le département de la culture est gérée, Ouza Diallo poursuit : « Actuellement, mon ami intime le Président Macky Sall pense que toute la culture se résume à Fekké ma ci boolé (Ndlr : le mouvement créé par Youssou Ndour) ! Depuis l’aube des indépendances, à mon avis, la politique culturelle menée par le Président Sall est la plus nulle de toutes. Mon ami le Président ne prend en compte que Fekké ma ci boolé.

Tant que ce mouvement est à l’aise, la culture l’est aussi ! Qu’on me reçoive ou pas ne me dérange pas, mais qu’on prenne tout le monde en compte. Je n’accepterais jamais que la culture soit gérée par un lobby qui en fait ce qu’il veut. C’est pour cela que j’ai déterré mon micro ».

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