Les États-Unis et Israël ont lancé une série de frappes sur plusieurs sites en Iran, dont la capitale Téhéran. Cette offensive militaire intervient dans un contexte de négociations autour des programmes nucléaire et balistique iraniens, huit mois après un précédent conflit de douze jours entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran, et alors que les craintes d’une offensive militaire américaine s’intensifiaient.
Un responsable américain a confirmé à Al Jazeera qu’il s’agit d’une opération militaire conjointe. Pour mener à bien cette mission, les États-Unis ont déployé dans la région leur plus vaste flotte d’avions de chasse et de navires de guerre depuis la guerre d’Irak. Donald Trump a qualifié ces actions d’« opérations de combat majeures ». Le président américain a précisé que l’objectif est de détruire l’industrie balistique iranienne, d’anéantir sa marine et de neutraliser l’influence des groupes alliés à Téhéran, tels que le Hamas, le Hezbollah et les Houthis. Selon l’agence Reuters, l’administration de Donald Trump planifie une opération sur plusieurs jours.
À Téhéran, plusieurs missiles ont touché la rue de l’Université, le quartier de Jomhouri et les environs du siège du Corps des gardiens de la révolution islamique, selon l’agence Fars. L’agence Associated Press rapporte que des frappes ont également visé un secteur proche des bureaux du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, une zone considérée comme un haut lieu du pouvoir iranien. D’autres explosions ont été signalées dans le quartier de Seyyed Khandan au nord de la capitale, ainsi que dans les villes de Kermanshah, Qom, Tabriz, Ispahan, Ilam, Karaj et dans la province du Lorestan. Face à cette situation, les autorités ont bouclé les routes menant à la résidence d’Ali Khamenei, dont la localisation exacte reste inconnue. De son côté, le président Masoud Pezeshkian est indemne, selon l’agence officielle IRNA.
En riposte, l’Iran a lancé des missiles en direction du nord d’Israël. L’armée israélienne a fait état de sirènes d’alarme et d’explosions dans plusieurs secteurs, demandant à la population de suivre les consignes du Commandement du front intérieur. Ebrahim Azizi, chef de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien, a promis une réponse « écrasante », affirmant que Washington et Tel-Aviv se sont engagés sur une voie dont ils ne maîtrisent plus l’issue.