Craintes d’une attaque américaine en Iran : l’annonce inattendue du médiateur omanais au sortir de Washington.

Alors que les craintes d’une offensive militaire américaine contre la République islamique s’intensifient, les canaux diplomatiques tournent à plein régime. Au centre de cet échiquier complexe, le sultanat d’Oman, acteur clé des négociations indirectes, vient de livrer une évaluation précise de la situation à l’issue d’une rencontre au sommet dans la capitale fédérale américaine.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al Busaidi, a été reçu ce vendredi à Washington par le vice-président des États-Unis, JD Vance. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, s’appuyant sur l’agence de presse omanaise, ce tête-à-tête a débouché sur un constat qui contraste avec la rhétorique martiale des derniers jours. Le chef de la diplomatie du sultanat a en effet fait état de progrès qualifiés de « significatifs, importants et sans précédent » dans le cadre des pourparlers nucléaires. Il a également évoqué l’émergence « d’idées et de propositions créatives et constructives ».

Cette rencontre de haut niveau intervient au lendemain d’un nouveau cycle de négociations indirectes entre responsables américains et iraniens, organisé jeudi à Genève sous l’égide de Mascate. La diplomatie omanaise s’efforce de maintenir ouvert ce canal de communication dans un climat régional particulièrement volatil.

Depuis la relance des discussions le mois dernier, les positions de départ restent fermement campées de part et d’autre. Washington exige un démantèlement total de l’infrastructure nucléaire iranienne, une limitation stricte de son arsenal de missiles balistiques, ainsi que l’arrêt du soutien financier et logistique aux alliés régionaux de Téhéran.

Face à ces requêtes, et malgré les conditions préalablement fixées par l’Iran, la délégation de Téhéran a manifesté une certaine flexibilité quant aux restrictions sur l’enrichissement d’uranium à des fins civiles. En revanche, le dossier des missiles balistiques et la question des groupes affiliés dans la région demeurent, à ce stade, des lignes rouges non négociables pour la partie iranienne.

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