Aussi voudrais-je dire au nouveau Pantagruel de Bignona -ministre hâbleur- certes avec sérénité, mais aussi avec la fermeté que commandent la vérité et le respect que nous devons à nos Compatriotes.
Je rappelle seulement que je ne suis pas un boudeur. Au contraire, j’ai servi la République avec engagement, loyauté et responsabilité, aussi longtemps que les autorités de la République m’ont confié une mission.
Mais, il faut avoir le courage de rappeler une chose : servir un Président de la République ne signifie pas renoncer à ses convictions, à sa dignité ou à sa liberté de conscience.
Alors, si aujourd’hui certains veulent réécrire l’histoire en transformant les choix personnels des uns en « loyauté » et ceux des autres en « trahison », je leur laisse cet exercice.
Moi, je revendique simplement la dignité. La dignité de rester fidèle à ses convictions. La dignité de ne pas renier ceux avec qui j’ai partagé des combats. La dignité de ne pas changer de discours au gré des circonstances.
La trahison, ce n’est pas de préserver sa dignité. La trahison, c’est de renier ses propres principes lorsque les circonstances changent.
Chacun est libre de raconter son parcours comme il l’entend. Pour ma part, je préfère que ce soit mes actes qui parlent. Je n’ai pas besoin de réécrire mon histoire politique. Je l’assume ! J’ai servi la République ! J’ai travaillé ! J’ai porté des réformes ! J’ai défendu le service public ! Et lorsque mes responsabilités ont pris fin, je suis resté fidèle à mes convictions et respectueux des institutions.
À Goudomp, comme partout au Sénégal, nos populations attendent de nous autre chose que des procès en loyauté.
Elles attendent des routes, des emplois, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de la sécurité et surtout une classe politique capable de respecter ses engagements.
Je ne répondrai donc pas à la polémique par la polémique. Je répondrai par la vérité, par mon parcours et par ma dignité.
Et je le dis avec respect à mon ami et frère Pantagruel de Bignona : nous pouvons avoir des trajectoires différentes sans avoir besoin de salir celles des autres pour justifier les nôtres.
La politique passe.
Les fonctions passent.
Les responsabilités passent.
La dignité, elle, doit rester…
Olivier Boucal




