Alioune Tine réaffirme son opposition au délit d’offense au chef de l’État et appelle à une réforme de cette infraction, qu’il considère comme un héritage du colonialisme. Dans une déclaration, il rappelle avoir toujours défendu cette position depuis la présidence d’Abdou Diouf, soulignant que ce délit n’existe plus en France.
Le fondateur d’Afrikajom Center estime que les insultes visant le chef de l’État devraient être sanctionnées par des peines alternatives plutôt que par des peines d’emprisonnement.
Tout en se disant profondément choqué par les propos tenus par les militants poursuivis, il considère qu’ils sont avant tout « des victimes », à l’image de nombreux jeunes Sénégalais qui n’ont pas bénéficié d’une formation suffisante au civisme, au patriotisme et à l’engagement politique responsable.
Alioune Tine insiste ainsi sur la responsabilité partagée des acteurs politiques et de la société civile dans la formation des citoyens. Selon lui, il est indispensable de promouvoir une culture politique fondée sur la responsabilité et le respect, rappelant que « la politique, ce n’est pas la haine ».
