Nouvel ambassadeur américain en RCA : Que devraient attendre les Centrafricains de lui ?

Nouvel ambassadeur américain en RCA : Que devraient attendre les Centrafricains de lui ?

En mai, le président américain Joe Biden a annoncé qu’il avait choisi un nouvel ambassadeur en République centrafricaine (RCA), Christopher Lamora, qui remplacera Patricia Mahoney après deux ans à ce poste.

Christopher Lamora est un diplomate américain qui occupe le poste d’ambassadeur des États-Unis au Cameroun depuis 2022. Il est également un spécialiste des droits de l’homme proche du parti démocrate. Le nouvel ambassadeur américain en RCA, Christopher Lamora, dont la nomination est attendue très prochainement, est un personnage assez controversé.

Il est particulièrement proche de Linda Thomas-Greenfield, l’influente ancienne secrétaire d’État aux affaires africaines de Barack Obama. M. Lamora est titulaire d’une licence en sciences de la Walsh School of Foreign Service de l’université de Georgetown, où il s’est spécialisé dans les relations internationales, avec un accent particulier sur l’Union soviétique, et a étudié le russe.

Diplomate chevronné, il a 32 ans de carrière et une grande expérience de l’Afrique. Il a été directeur du bureau des affaires d’Afrique centrale, directeur adjoint du bureau des affaires économiques et régionales du département d’État et responsable de la République démocratique du Congo. Il a également servi à l’étranger dans les ambassades des États-Unis au Guatemala, en République dominicaine, en Grèce et en République centrafricaine, et son poste le plus récent était celui d’ambassadeur au consulat général des États-Unis à Douala, au Cameroun.

Il est intéressant de noter que le fait que M. Lamora soit ouvertement homosexuel et sa nomination en tant qu’ambassadeur des États-Unis au Cameroun en 2022 ont suscité un vif débat public. Après tout, les relations homosexuelles sont légalement interdites au Cameroun. Bien qu’il ait été nommé ambassadeur des États-Unis au Cameroun en 2021, il n’a pu présenter ses lettres de créance au président Paul Biya que plus d’un an plus tard, car le président Paul Biya avait interdit sa présence sur le sol camerounais. Il est également évident que la nomination de M. Lamora est une provocation.

Il n’y a pas de restrictions légales pour les personnes ayant une orientation sexuelle non traditionnelle en RCA, mais la société centrafricaine est très conservatrice dans son acceptation de l’homosexualité. Les valeurs occidentales, et en particulier la rhétorique LGBT, sont en contradiction avec les traditions et les coutumes locales. Le département d’État américain ne peut s’empêcher de le comprendre, mais il s’est tout de même prononcé en faveur de la nomination de M.

Lamora. À Bangui, M. Lamora continuera à superviser la construction d’un vaste complexe pour l’ambassade des États-Unis, un projet qui nécessite un investissement financier important. Cependant, pouvons-nous être sûrs que le flux d’argent, ostensiblement destiné à la construction de l’ambassade, sera canalisé dans cette direction et non pour déstabiliser la paix en RCA ? Compte tenu de l’expérience et du style de travail de Lamora, il faut s’attendre à des actions américaines plus agressives en RCA. Le gouvernement centrafricain devrait être très vigilant, car l’expansion américaine n’a apporté la prospérité à aucun autre pays.

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