Le kiiraayisme politique est-il la dernière bonne nouvelle ? De bonnes nouvelles ont été portées aux peuples, tout au long de l’histoire. Dans les religions, de bonnes nouvelles a ont entendues.
Dans la politique, elles ont pullulé. Toutes les idéologies politiques se sont manifestées à l’origine comme de bonnes nouvelles. Fukuyama avait annoncé leur fin. Cette volonté ne s’est pas concrétisée. L’histoire n’a jamais fixé ses grandes enjambées. Elle est sourde au langage qui tente de lui tracer un chemin.
Elle n’obéit qu’à sa nature plastique. Cette plasticité fait reparler de l’histoire. Au moment où une opinion dominante croyait que les utopies politiques, de Platon à Bloch, s’étaient effondrées, affectées et effacées par un nouveau temps d’incertitudes, une parole nouvelle et forte qui porte le Kiiraay se fait entendre. Une voix nouvelle !
Avec ce nouveau parti Kiiiraay (Les Patriotes républicains) se communique clairement une idéologie politique portée par le résilient et réfléchi président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye. La transparence dans les discours de la communication politique du président permet rapidement de publier et de partager un manifeste complet théorisant Kiiraay. Loin d’une lecture politique émergente, il y a assez de discours et assez de choix politiques, pour dire ce que veut dire le kiiraayisme.
Telle une nouvelle force politique historique, Kiiraay est lancé le 25 juillet 2026. Au dessus et par delà le Projet de Pastef et ses questions de rupture systémique, de souveraineté, de transformation de l’État, le président Diomaye présente Kiiraay comme une maison ouverte, un parti d’éthique et de transparence où le militant doit servir et non se servir.
Les 2 premières années du mandat permettent de soutenir que les Sénégalais ont été profondément divisés, que Kiiraay n’est pas qu’un changement de parti, il marque une rupture totale dans la perception de la République et des institutions, il revendique une profonde refondation de la légitimité politique du président Diomaye.
En wolof, Kiiraay, c’est la protection ou la couverture. Ce mot est totalement sensé. Il réfère. Il épouse une tendance de la wolofisation de la société sénégalaise qui se déroule tranquillement et qui servira la nation. Il ne veut rien dire d’autre que défendre la société et protéger institutions.
Après Montesquieu, Foucault et Rawls, qui dit et veut mieux et plus le bien des citoyens que le président Diomaye en ces périodes de crises ? N’est ce pas une bonne nouvelle ? Du factuel ? Le symbole sociopolitique est gigantesque. Ce n’est plus seulement du Pastef, de l’énergie débordante, un éternel discours réactionnaire contre un invisible système. Mais un Kiiraayisme concentré sur la protection du vivant et le renforcement des institutions.
L’idée de la généralisation du contrôle des crédits spéciaux est un exemple. La métaphore végétale ou hivernale du Jumbe aussi traduit une philosophie écologique profonde profondément culturelle et rustique. Loin d’une simple rupture discursive, le Kiiraayisme a son identité, ses principes et ses valeurs. Il est l’incarnation de nombreux principes rappelant parfois le sens du territoire chez Amilcar Cabral, la sacralité de la culture chez Senghor, l’apport de la science chez Cheikh Anta Diop.
Dans le discours de lancement de Kiiraay, tous ont entendu le président Diomaye insister sur la République.
La République est le cœur idéologique de Kiiraay. Pour éviter tout qualificatif flou. Le patriote de type kiiraayéen a son adjectif. Il est républicain. La défense des institutions doit être son sacerdoce. Le vrai projet républicain est clair dans cet extrait du discours du président qui écarte tout opportunisme : la République doit être supérieure aux partis, aux hommes et aux ambitions personnelles.
L’autre point nodal du Kiiraayisme est presque un célébration de Senghor et son attachement à la patrie. Ce nouveau patriotisme n’est pas sectaire. La devise de Kiiraay, c’est la patrie d’abord. Fini les discours ostracisant, les divisions, les camps, les forclusions, la partisanerie, le manque de reconnaissance. Le Kiiraayisme est un autre appel à un sursaut national. Il veut dire ceci : faisons tout pour construire une identité politique qui ne se ferme pas à l’autre mais inspirée de nos valeurs inclusives et fondée sur l’intérêt général.
Le Kiiraayisme est substantiellement éthique. Le sage président Diomaye informe que Kiiraay se donne des règles avant de se donner des ambitions. Le cœur philosophique du Kiiraayisme se situe là. Dans ce nouveau parti des réparations, il est interdit d’insulter et d’humilier. L’adversaire politique reste un frère. Ni diable ni ennemi. Mais respect. Combat d’idées. Pas de personne. Dans ce nouveau parti, la patrie et les institutions sont au-dessus du parti.
Avec Kiiraay, le pouvoir n’est ni un luxe ni une propriété mais une responsabilité avec des devoirs infinis. Dans Kiiraay, l’argent ou la gestion n’est pas le maître du jeu mais il offre l’occasion de kiiraayer, de montrer ses capacités d’être transparents et de profiter des moyens qui peuvent rendre l’humain meilleur. C’est un hymne au travail acharné et bien fait.
Bref, le Kiiraayisme, c’est surtout un discours politique fort qui sonne la fin de la violence, qui fait résonner la volonté du vivre-ensemble, de la tolérance, de la reconnaissance d’Axel Honneth. Le Kiiraayisme n’est rien d’autre qu’une idéologie politique de rassemblement électoral, de cohésion nationale.
Le Kiiraayisme n’est pas anti X ou anti Y. Il est ouvert. Personne n’est exclu. 437 partis ont formé le parti d’ouverture qu’est Kiiraay. De nombreux responsables politiques sont venus de formations politiques différentes. Ils sont de tous les corps de métier, de toutes les générations. N’est-ce pas nit nitay garabam ? Donc Kiiraay ne dit pas seulement : quel parti voulons-nous ? Sans ratiociner, le président Diomaye est plus ambitieux et plus exigeant en posant ces questions : quel type de politicien devons-nous être, et quelle République léguer aux générations à venir ?
Ce Kiiraayisme anoblit. Le président Diomaye a transcendé tout cliché qui tentait de le réduire en héritier d’un hypothétique projet. Kiiraay le propulse au rang des messagers fondateurs de doctrines politiques et porteurs d’espoir. Il y a carrément de quoi s’ébaudir !
Pour le dire en toute simplicité, le Kiiraayisme est un subtil composé de panafricanisme d’actions et de créations utiles, de patriotisme élégant, respectueux des lois et de l’altérité, de valeurs éthiques, de postures promouvant respectueusement, et sans aucune exagération, la figure du pouvoir suprême qu’incarne le Président d’une république.
Maintenant, il reste l’autre défi majeur : implanter et imposer ce Kiiraayisme. Il n’y a pas de secret. Seul le terrain payera. Tous, la main dans le cambouis, et le Kiiraayisme devient rapidement un phénomène politique historique.
Moi, Ndéné Baguel Maïmoude Mbodji
