Les avocats de la danseuse Nabou Lèye ont engagé une nouvelle procédure pour tenter d’obtenir sa remise en liberté. Le 22 juillet 2026, ils ont saisi la Chambre d’accusation d’une requête de libération d’office, a appris Seneweb.
La défense s’appuie sur l’article 129 du Code de procédure pénale. Elle estime que les délais légaux n’ont pas été respectés. Une demande d’assignation à résidence sous surveillance électronique avait déjà été introduite le 22 juin 2026, mais le juge d’instruction ne s’est pas prononcé dans le mois suivant. Par ailleurs, le parquet n’aurait pas formulé ses réquisitions dans les temps, selon les conseils de la danseuse. Ces dépassements ouvriraient, selon eux, la voie à une libération immédiate.
Les avocats font aussi valoir que les analyses ADN réalisées viendraient conforter les déclarations de Nabou Lèye, qui a toujours nié toute implication dans le double meurtre du danseur Aziz Dabala et de Boubacar Gano, survenu en 2024. Selon Kawtef, la défense s’appuie sur ces analyses pour étayer sa demande de libération. Inculpée pour association de malfaiteurs, complicité d’assassinat et actes de barbarie, elle est détenue depuis le mois d’août de cette année-là.
L’affaire a connu de nombreux rebondissements. En décembre 2025, Nabou Lèye avait été reconduite en prison après une confrontation houleuse avec Modou Lo, le présumé meurtrier, qui l’accusait d’implication. La danseuse reste incarcérée à la maison d’arrêt pour femmes de Liberté 6 en attendant l’examen de cette nouvelle requête par la Chambre d’accusation.
