10 questions structurent désormais l’affaire entre Mouhamed Aly Srour et Moustapha Ndiaye, sur fond de maison menacée après une décision de justice rendue au profit de ce dernier.
Au départ, le dossier a pris une tournure très émotionnelle. Mouhamed Aly Srour a été présenté comme un père de famille exposé à la perte de sa maison, et l’histoire s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux.
En quelques heures, la mobilisation a pris de l’ampleur. Portée par des témoignages et amplifiée par Kaliphone Sall, elle a fait monter une cagnotte à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, un niveau rapporté dans le fil des faits repris par IGFM.
Puis est venu le retournement. Moustapha Ndiaye, présenté comme le principal mis en cause, a livré aux journalistes de L’Observateur une version des faits radicalement différente de celle qui s’était imposée dans l’opinion.
À partir de là, le dossier s’est chargé de nouvelles zones de friction. La liste des interrogations porte notamment sur l’absence de plainte contre la femme qui aurait vendu le terrain, sur les conditions dans lesquelles une construction aussi avancée a pu être menée malgré un litige, et sur les raisons pour lesquelles Moustapha Ndiaye avait envisagé une cession à 50 millions FCFA.
D’autres points se concentrent sur les pièces évoquées dans le dossier. Il est question d’une remise de 10 millions FCFA, en présence d’un imam et d’un notable, avec une décharge signée et un engagement de libérer les lieux en février 2026, mais aussi d’une procuration, d’une tentative présumée de revente, de documents administratifs, d’autorisations de construire et de la place qu’a pu prendre l’émotion dans la lecture publique de cette affaire.