La tension monte au sein de l’Alliance pour la République (APR). Face à la multiplication de courants et de cercles internes, le Secrétaire National à la Jeunesse de l’APR, Moussa Sow, a choisi de rompre le silence. Membre du pôle porte-parolat, il dénonce ce qu’il qualifie de « mouvements anarchiques » et appelle les militants à la « clarté » et à l’« éthique ».
Dans une déclaration relayée par Pressafrik, le responsable politique assure que ces structures parallèles n’ont aucun fondement légal. « Aucun texte, aucun statut du parti ne reconnaît ou ne valide l’existence de ces mouvements internes », a-t-il insisté, accusant ces démarches de « fragiliser » la formation politique par pur « opportunisme ».
Moussa Sow s’en prend nommément à certains cadres, dont d’anciens ministres et des maires. Il les somme d’arrêter la « manipulation » et l’« hypocrisie ». Pour lui, utiliser le nom du président Macky Sall pour cautionner des ambitions personnelles équivaut à une « contre-vérité flagrante ».
Il a également rappelé que le leader de l’APR vise désormais la fonction de Secrétaire général des Nations unies. Une ambition « légitime » qui, selon lui, devrait rassembler les forces du parti plutôt que de servir de prétexte à des « distractions ».
Au mois de mars, la presse rapportait que la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU avait été officiellement enregistrée par l’Assemblée générale. Elle a été présentée par le Burundi.
