L’organisation Horizon Sans Frontières (HSF), dirigée par Boubacar Seye, a exprimé lundi sa « vive inquiétude » face aux menaces d’expulsion visant des ressortissants sénégalais vivant aux États-Unis. Il dénonce une « politique de stigmatisation » des migrants sénégalais aux États-Unis.
Dans un communiqué, l’organisation critique une politique migratoire qui, selon elle, fait des migrants les « cibles privilégiées d’un discours de fermeté à des fins politiques ».
HSF rappelle que les Sénégalais établis aux États-Unis « ne sont ni des criminels ni une menace pour la sécurité nationale », mais des travailleurs, entrepreneurs, étudiants et chefs de famille qui contribuent à la vie économique et sociale de leur pays d’accueil.
L’organisation estime qu’il est « injuste » de les présenter comme un problème, soulignant que les États-Unis se sont construits grâce à des générations successives de migrants.
L’organisation rejette également toute instrumentalisation politique de la question migratoire. « Horizon Sans Frontières refuse que les migrants sénégalais servent de variable d’ajustement dans les débats politiques ou électoraux », affirme le communiqué, tout en dénonçant des mesures qui « fragilisent des familles, brisent des parcours de vie et alimentent la peur au sein de communautés entières ».
HSF appelle par ailleurs les autorités sénégalaises à adopter une position ferme en faveur de leurs compatriotes. « Le silence ou l’attentisme ne seraient pas à la hauteur des enjeux humains, sociaux et diplomatiques que représente cette situation », prévient l’organisation.
Réaffirmant que « la migration n’est pas un crime », Horizon Sans Frontières considère que la criminalisation des migrants constitue « une régression dangereuse pour les droits humains ».
Elle insiste sur la nécessité de défendre un principe fondamental : « aucun être humain ne doit être traité comme un fardeau en raison de son origine ou de sa condition migratoire ».
L’organisation assure qu’elle poursuivra sa mobilisation afin que « les droits, la dignité et l’honneur des migrants sénégalais soient respectés partout où ils vivent ».
