Dans les prisons sénégalaises, les mesures annoncées par le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, visent à modifier les pratiques de détention et les premières étapes des procédures judiciaires. Elles s’accompagnent toutefois d’un constat : la prise en charge des détenus souffrant de troubles mentaux ou d’un handicap lourd reste une urgence.
Une circulaire ministérielle demande aux procureurs de veiller à ce que les convocations ne portent plus la formule « Affaire vous concernant ». Les services de police judiciaire doivent désormais y indiquer clairement les faits reprochés, afin que les personnes convoquées connaissent la nature de la procédure.
Le ministre a également demandé aux parquets d’éviter que des litiges exclusivement civils ou commerciaux soient traités au moyen de procédures policières coercitives. Sur ce point, Xibaaru rapporte que ses instructions entendent recentrer les interventions de la police sur ses missions régaliennes.
Dans les établissements pénitentiaires, les fouilles à nu sont interdites et les fouilles systématiques jugées injustifiées doivent cesser. Les détenus peuvent conserver leurs sous-vêtements. Des espaces d’accueil individualisés doivent aussi être aménagés pour les personnes qui arrivent en prison.
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Le ministère a par ailleurs ordonné et supervisé l’installation de commodités adaptées dans les établissements pénitentiaires du pays, pour les détenus à mobilité réduite. La prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux ou d’un handicap lourd demeure, elle, un défi : des structures spécialisées et des alternatives à l’incarcération sont présentées comme nécessaires.
Le 13 juillet 2026, une autre circulaire ministérielle a demandé aux magistrats de privilégier les alternatives à l’incarcération lorsque les garanties de représentation sont suffisantes.



