Mbour : le parquet requiert un an de prison dans l’affaire des perruques volées

Comment une affaire de perruques de cheveux naturels a-t-elle pu faire éclater une même famille jusqu’au tribunal de Mbour ? À la barre, le plombier I. Seck est poursuivi pour le vol présumé de douze perruques appartenant à sa cousine commerçante, A. Sall, pour un préjudice évalué à 1,7 million de FCFA.

Les faits remontent au mois d’avril dernier, au quartier Thiocé. A. Sall explique que des disparitions répétées de sa marchandise l’ont poussée à effectuer des recherches dans le domicile familial. Elle affirme avoir alors retrouvé l’une de ses perruques cachée derrière un fauteuil dans la chambre de son cousin. Cette découverte, relatée aussi par Kawtef, aurait aussitôt déclenché une vive confrontation familiale et mis fin à toute possibilité de règlement à l’amiable.

La commerçante soutient avoir retrouvé dans la même pièce plusieurs autres objets lui appartenant, notamment des bijoux en argent et un seau de peinture. L’affaire a ensuite été portée devant la justice, dans un climat de forte tension émotionnelle.

À l’audience, des versions opposées

Devant le tribunal, I. Seck a nié les accusations tout en reconnaissant s’être rendu dans la chambre de sa cousine. Il a expliqué sa présence par une urgence liée à l’état de santé de sa sœur, affirmant être venu demander de l’aide.

Le prévenu admet toutefois qu’une perruque a bien été retrouvée parmi ses affaires, mais il assure que sa chambre reste accessible à tout le monde puisqu’elle ne dispose pas de serrure. Lors de sa première comparution, il se serait même évanoui à la barre.

Malgré ces dénégations, le parquet considère que les éléments du dossier établissent clairement sa responsabilité. Le ministère public a ainsi requis un an de prison, dont six mois ferme.

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