Le tribunal des flagrants délits a jugé une affaire singulière impliquant Moussa Fall, un jeune mareyeur de 23 ans résidant à Malika. Poursuivi pour attentat à la pudeur et violation de domicile, il avait été interpellé après avoir été découvert au petit matin dans une concession familiale où il s’était introduit sans autorisation.
Selon les témoignages recueillis à l’audience, les occupants de la maison ont été alertés par une porte restée ouverte. En inspectant les lieux, ils ont retrouvé le prévenu dissimulé près d’une chambre occupée par leur grand-mère et une employée de maison. Son comportement a suscité la colère des habitants, qui l’ont maîtrisé avant l’arrivée des voisins.
Face au tribunal, Moussa Fall a expliqué qu’il revenait de la prière de l’aube lorsqu’il est entré dans la concession, affirmant être incapable d’expliquer son geste.
Le débat a pris une dimension particulière avec le témoignage de sa mère, qui a évoqué des troubles récurrents affectant son fils. Elle a relaté plusieurs épisodes similaires et indiqué avoir jusque-là privilégié des consultations auprès de guérisseurs traditionnels plutôt qu’un suivi médical spécialisé.
Le procureur a estimé que les faits ne permettaient pas de retenir l’accusation d’attentat à la pudeur. Il a toutefois considéré que l’intrusion dans la concession était établie et a requis une condamnation pour violation de domicile assortie d’une amende de 25 000 francs CFA.
Suivant en partie ces réquisitions, rapporte L’Obs, le tribunal a prononcé la relaxe pour le premier chef d’accusation, tout en déclarant Moussa Fall coupable de violation de domicile. Il a finalement été condamné à une amende de 20 000 francs CFA.


