La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a ouvert ce lundi à Saly-Portudal un atelier régional destiné aux organisations de la société civile (OSC) de l’espace communautaire et de l’Alliance des États du Sahel (AES), rapporte Sud Quotidien. L’objectif : renforcer leur implication dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), dans un contexte de menaces sécuritaires croissantes.
Présidant la cérémonie, la représentante résidente de la CEDEAO au Sénégal, Mme Zelma Yollande Nobre Fassinou, a souligné que ces phénomènes menacent la stabilité politique, économique et sociale des pays ouest-africains. « Leur proximité avec les communautés, leur capacité de mobilisation et leur rôle de sensibilisation font d’elles des partenaires indispensables », a-t-elle déclaré au sujet des OSC. En 2025, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) du Sénégal a enregistré 866 déclarations d’opérations suspectes, en baisse de 6,7 % par rapport à 2024, avec les banques fournissant 74 % des signalements. L’année précédente, l’institution, créée en 2004, avait transmis 46 dossiers au procureur de la République.
L’atelier intervient alors que le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) s’apprête à lancer son troisième cycle d’évaluations mutuelles. Cet exercice mesurera l’efficacité des dispositifs nationaux de prévention et de répression des crimes financiers. La CEDEAO entend, à travers ces travaux, favoriser le partage d’expériences entre les CENTIF, le GIABA et les organisations citoyennes.
« La préservation de l’intégrité financière demeure l’un des piliers du développement durable en Afrique de l’Ouest », a souligné la représentante résidente de la CEDEAO.


