Comment prévenir les violences entre les forces de l’ordre et les citoyens au Sénégal ? L’ONG 3D a exploré cette question lors d’un atelier national organisé les 2 et 3 juillet 2026 à l’hôtel Noom Dakar.
Placée sous la présidence du ministre des Forces armées, cette rencontre a réuni des représentants des Forces de défense et de sécurité (FDS), de la société civile, des partis politiques, ainsi que des autorités religieuses et coutumières. L’objectif était de renforcer la confiance et le dialogue pour promouvoir une paix durable, dans le cadre du programme Saxal Jaam financé par l’Union européenne.
Selon EMedia, le secrétaire général de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé, a rappelé que la démocratie ne se mesure pas à l’absence de conflits, mais à la capacité de les résoudre par le dialogue. « Nous estimons que la démocratie ne se mesure pas à l’absence de conflits, mais à sa capacité à gérer ces conflits par le dialogue et non par la violence », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur le fait que les forces de sécurité sont des citoyens sénégalais comme les autres, soulignant que « personne ne gagne » lorsque des manifestations dégénèrent.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de prévention des crises. L’atelier devrait aboutir à l’élaboration d’un mémorandum co-construit entre les FDS et les organisations de la société civile, accompagné d’un plan d’action pour prévenir les violences. L’ONG 3D s’appuie sur un réseau d’ambassadeurs de la paix, incluant des personnalités comme le Grand Serigne de Dakar, déjà reçus par le président Bassirou Diomaye Faye le 30 avril 2026 pour présenter leur bilan de médiation.
Cette initiative fait écho aux efforts continus de l’ONG pour favoriser un dialogue inclusif. En mars 2026, un forum sur la représentativité dans les partis politiques avait déjà été organisé avec le GRADEC et le COSCE. Aujourd’hui, c’est directement avec les forces de sécurité que le dialogue s’engage, dans l’espoir de désamorcer les tensions avant qu’elles ne dégénèrent.
Le 30 avril dernier, les Ambassadeurs de la paix avaient présenté leurs actions au chef de l’État.

Hum Notre pays est une bombe a retardement