Violences en Afrique du Sud, fonds publics, UCAD, partis politiques : Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement

Le député Guy Marius Sagna a rendu publiques six questions écrites adressées au gouvernement, portant sur des dossiers aussi variés que la transparence des partis politiques, la situation des Africains victimes de violences en Afrique du Sud, les retenues salariales dénoncées par des gendarmes, ou encore la gestion de fonds publics et de formations techniques.

À travers cette initiative, le parlementaire interpelle plusieurs ministères sur des sujets qu’il estime liés à la gouvernance, à la justice sociale et à la protection des citoyens sénégalais.

Texte in extenso :

Chers compatriotes, le gouvernement du Sénégal a reçu les préoccupations que vous nous aviez envoyées à travers des questions écrites que nous lui avons adressées. Nous en partageons ici six (06 relatives à :

‎👉 1-les partis politiques ne doivent pas échapper au Jub, Jubal, Jubbanti

‎👉 2-la situation en Afrique du Sud : c’est l’apartheid économique et non les frères et soeurs africain.e.s qu’il faut violenter en Afrique du Sud

‎👉 3-76.000 FCFA retranchés aux gendarmes de la 55e promotion

‎👉 4- délocalisation totale ou partielle de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)

‎👉 5-de la gestion du Fonds d’intervention institué au sein de l’administration des pêches et des affaire marines

‎👉 6- de la gestion administrative de la filière du brevet de technicien en Maintenance Industrielle au LTP-FXN de Thiès

‎🎙️1- Situation en Afrique du Sud : c’est l’apartheid économique et non les frères et soeurs africain.e.s qu’il faut violenter en Afrique du Sud

‎Monsieur le ministre, quand des africain.e.s noir.e.s et notre diaspora sont victimes de violences l’Afrique ne peut et ne doit pas être silencieuse. L’Afrique commence par chacun de nos différents États. Voilà pourquoi l’Etat du Sénégal est interpellé face à ce qui se passe en Afrique du Sud.

‎Monsieur le ministre, nos pays ont quitté le colonialisme politique – à la faveur des vraies fausses indépendances – mais sans quitter le colonialisme économique ou presque. Voilà ce qui fait de nous encore des pays semi-colonies ou néo-colonies. Cet état de fait crée des situations dramatiques pour nos peuples. Mais jamais cela ne peut justifier que des violences soient exercées sur d’autres citoyens a fortiori des frères et soeurs africain.e.s. Jamais !

‎Nous sommes solidaires et préoccupés, comme si c’était nous, de la situation de nos frères et soeurs sud-africain.e.s. Ils sont sortis de l’apartheid politique sans sortir de l’apartheid économique. Ce qui crée des situation très tragiques au peuple sud-africain. Mais cela ne saurait justifier que des sud-africains s’attaquent régulièrement à d’autres citoyens du monde a fortiori à leurs frères et soeurs africain.e.s.

‎Les images que nous voyons en boucle de sud-fricain.e.s violentant d’autres africain.e.s sont tout simplement inacceptables et intolérables. En attendant que cette partie des sud-africain.e.s comprenne que l’ennemi c’est l’apartheid économique et non l’autre dans le cas d’espèce leurs frères et soeurs africain.e.s qui s’étaient mobilisés à leur côté pour mettre un terme à l’apartheid, l’Etat du Sénégal doit interpeller l’Afrique du Sud sur les forces de défense et de sécurité statistiques face à ce déluge de violences qui s’abat sur d’autres africain.e.s dont des ressortissant.e.s des pays membres de la CEDEAO.

‎Monsieur le ministre, quelles dispositions ont été prises pour protéger nos concitoyens sénégalais et les autres citoyens des pays africains en relation avec la CEDEAO et l’Union Africaine ? Le Sénégal, la CEDEAO et l’Union africaine ont-ils mis l’Etat d’Afrique du Sud devant ses responsabilités parmi lesquelles celle d’assurer la sécurité de nos concitoyens qui sont leirs frères et soeurs africain.e.s ? Des sénégalais ont-ils été affectés par ce tsunami de violences ? Que fait notre ambassade pour les protéger ?

‎🎙️2- ‎76.000 FCFA retranchés aux gendarmes de la 55e promotion

‎Monsieur le ministre des forces armées, nous vous écrivons aujourd’hui au sujet des gendarmes de la 55e promotion. En février 2026, ils ont reçu un montant de 100.000 FCFA. Monsieur le ministre que représentent ces 100.000 FCFA ? 76.000 FCFA ont été retranchés sinon de ces 100.000 FCFA du moins de leur salaire. Que représentent ces 76.000 FCFA ? Pourquoi ces 76.000 FCFA ont-ils été retranchés sinon de ces 100.000 FCFA du moins de leur salaire ? Où vont ces 76.000 FCFA ?

‎🎙️3- ‎Délocalisation totale ou partielle de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)

‎Monsieur le ministre, la position géographique de l’ UCAD ne sied plus à l’environnement cadastral de Dakar. Ne pensez-vous pas qu’il faut délocaliser l’UCAD en une dizaine ou quinzaine de facultés et instituts plus professionnels dans d’autres localités du Sénégal ?

‎Ces nouvelles constructions seront plus adaptées aux besoins des étudiants et plus propices à un environnement qui favorise la réussite et cela contribuera à un meilleur aménagement du territoire national avec une meilleure répartition des étudiants, des enseignants, du personnel des centres des oeuvres universitaires et des autres effets induits par cette délocalisation.

‎Votre département a-t-il déjà envisagé cela ?

‎🎙️4- ‎De la gestion du Fonds d’intervention institué au sein de l’administration des pêches et des affaire marines

‎Madame le ministre des Pêches, des infrastructures maritimes et portuaires, comment est géré le Fonds d’intervention institué au sein de l’administration des pêches et des affaire marines ?

‎Madame le ministre, pourquoi ce Fonds d’intervention a-t-il été créé ?

‎Certaines dispositions de l’Arrêté conjoint n° 008686 du 10 avril 2025 s’écartent-elles sensiblement de l’esprit du Décret n° 2025-559 du 27 mars 2025 ayant institué ce Fonds ?

‎Le décret prévoit-il clairement que ce Fonds est destiné notamment à la motivation des agents ?

‎L’article 11 de l’arrêté élargit-il de manière significative les dépenses imputables audit Fonds, au point d’en altérer la finalité initiale ?

‎Y-a-t-il une transformation d’un mécanisme de motivation du personnel en un instrument de financement général, en contradiction avec le cadre légal ?

‎Madame le ministre, certains acteurs estiment qu’il faut procéder à la révision des dispositions contestées, notamment de l’article 11 de l’arrêté, afin de rétablir la cohérence avec l’esprit du décret. Êtes-vous ouverte à cela ?

‎🎙️5- ‎De la gestion administrative de la filière du brevet de technicien en Maintenance Industrielle au LTP-FXN de Thiès

‎Monsieur le ministre, des étudiants en formation pour l’obtention du Brevet de Technicien (BT) en Maintenance Industrielle au LTP-FXN de Thiès nous ont saisi sur trois pratiques en cours dans leur lycée qui selon eux nuiraient à l’avenir des étudiants de l’enseignement technique.

‎1. Le favoritisme dans les effectifs : Alors que l’entrée en classe de BT se fait sur concours (25 places), nous nous retrouvons aujourd’hui à 46 élèves. Des intégrations « par la fenêtre » sont effectuées par l’encadrement, au mépris du mérite des candidats ayant réussi le concours. Pendant ce temps, la section privée du même établissement reste à 25 élèves, offrant ainsi de meilleures conditions à ceux qui paient, au détriment de l’enseignement public. Monsieur le ministre, cela est-il vrai ?

‎2. Le manque de transparence des notes : ils observent disent-ils des manipulations inexpliquées sur les bulletins de notes. Des moyennes passent de 08/20 à 12/20 entre deux éditions de bulletins au niveau de l’administration. Cela est-il vrai monsieur le ministre ?

‎3. L’absence de passerelle pour le BTS : Malgré trois années de travail acharné, ils sont obligés de repasser un concours pour accéder au BTS. Ils demandent qu’un système d’orientation basé sur les meilleurs résultats académiques (contrôle continu) soit mis en place pour permettre aux élèves les plus méritants de continuer leur parcours sans les aléas d’un nouveau concours. Cela est-il possible monsieur le ministre ?

‎🎙️6- Les partis politiques ne doivent pas échapper au Jub, Jubal, Jubbanti

Monsieur le ministre de l’Intérieur vous avez récemment indiqué que sur 397 partis politiques légalement constitués, seuls 20 ont déposé leurs comptes financiers pour 2025.

Monsieur le ministre la loi sera-t-elle appliquée aux 377 partis politiques qui n’ont pas respecté la loi ? Que dit la loi dans quand les partis politiques ne respectent pas la loi ?

Monsieur le ministre, quand les citoyens violent des lois ils en subissent les conséquences sans aucune concertation ni dialogue.

Monsieur le ministre, les partis politiques vont-ils échapper au Jub, Jubal, Jubbanti ?

GMS,

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