Affaires de Sabodala, du parc de Hann, des enfants de troupe et des ânes égorgés : le gouvernement répond au député Guy Marius Sagna

Le député Guy Marius Sagna a rendu publiques les réponses du gouvernement à une série de quatre questions écrites portant sur des sujets sensibles allant de l’environnement à la condition animale et militaire.

Il s’agit notamment de la fosse de résidus miniers de Sabodala, du sort des enfants de troupe sénégalais en formation dans plusieurs pays africains, du budget jugé insuffisant du parc zoologique de Hann, ainsi que de la situation préoccupante des ânes au Sénégal.

Texte in extenso :

Affaires de la fosse de 200m de profondeur à Sabodala, des 80 enfants de troupe sénégalais dans six pays africains, des 33 millions de FCFA de budget alimentaire annuel pour le parc de Hann et des 946.543 ânes recensés au Sénégal.

Le gouvernement du Sénégal a répondu à quatre (04) de mes questions écrites relatives :

‎📍 1- au trou de déchets de Sabodala

‎📍 2- à la situation des 80 enfants de troupe sénégalais hors du Sénégal

‎📍 3- à la santé des animaux du parc de Hann

‎📍 4- à deux ânes trouvés égorgés et dépecés

‎🚨1- Les populations de Sabodala m’avaient saisi. Elles s’inquiètaient d’un trou dans lequel la société Sabodala Gold Opération (SGO) filiale du groupe Endeavour Mining devait enfouir des produits chimiques. Le ministère de l’énergie, du pétrole et des mines a répondu qu’il s’agit de résidus miniers.

Le ministère a ajouté que deux audiences publiques avaient été tenues les 20 novembre 2024 et 16 octobre 2025 (ma question écrite date du 17 mars 2025) en présence des communautés concernées.
Il s’agit de l’utilisation d’une ancienne fosse d’extraction qui est remblayée par des résidus miniers dans lesquels on peut trouvé du cyanure. Fosse d’une profondeur de 200m se trouvant à quelques kilomètres du village de Sabodala.

L’étude technique dit que c’est un stockage « sûr et contrôlé ». Je note juste que l’étude technique qui dit cela a été fournit par la SGO et non l’État du Sénégal. Je note aussi que l’État n’a pas fait d’analyse intégrée afin d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux. L’État du Sénégal devrait exiger et même faire une étude d’impact environnemental et social. Cela sera dit au gouvernement à travers une autre question écrite. (Pour aller plus loin, consulter la réponse)

‎🚨2- Interpellé par des citoyens sur le sort des enfants de troupe sénégalais en dehors du Sénégal, une question écrite a été adressée au gouvernement. Le gouvernement révèle qu’il y a présentement 80 enfants de troupe sénégalais dans les Prytanées militaires de six pays africains avec lesquels la coopération permet l’échange d’enfants de troupe.

En 2024 et 2025 ils étaient respectivement 10 et 12 à faire le bac soit au total 22 qui ont tous eu le bac dont 05 avec mention Très Bien, 04 avec mention Bien, 08 avec mention Assez Bien et 05 avec mention Passable. (Pour aller plus loin, consulter la réponse)

‎🚨3- Les citoyens exprimaient des inquiétudes devant des images d’animaux faméliques du parc de Hann. Interpellé par une question écrite, le gouvernement nous révèle que le budget de 33 millions de FCFA d’alimentation pour toute l’année pour tous les animaux du parc de Hann est insuffisant.

Pire, les lignes budgétaires destinées au suivi sanitaire des animaux ont été supprimées en 2025. Le budget du parc de Hann doit être augmenté. (Pour aller plus loin, consulter la réponse)

‎🚨4- Deux ânes avaient été trouvés égorgés et dépecés à Kaffrine. Sachant que si rien n’est fait la race asine sera en situation d’extinction en Afrique, j’ai interpellé le gouvernement d’autant plus que pour plusieurs paysans, l’âne constitue le seul matériel agricole important, le seul moyen de transport….

Le gouvernement dit qu’au dernier recensement de 2023, il y avait 946.543 ânes au Sénégal. En 2015 le Sénégal a interdit le commerce et l’abattage des ânes à des fins d’exportation avec l’arrêté interministériel n°06627 du 28 avril 2015. (Pour aller plus loin, consulter la réponse)

‎🎯 Les réponses du gouvernement que je partage, c’est pour informer celles et ceux qui m’ont envoyé. Les citoyens peuvent voir est-ce que ce que dit le gouvernement est constatable sur le terrain ou pas. Cela permet un contrôle collectif.

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