Ces dernières années, la région de Saint-Louis est devenue un point de départ majeur pour les migrants tentant de rejoindre les îles Canaries par la voie maritime. Le 17 mai 2026, une pirogue transportant plus de 150 personnes avait été interceptée au large de la ville après une panne en mer, illustrant les dangers de ces traversées clandestines.
C’est dans ce contexte que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Royaume des Pays-Bas ont lancé, mercredi 24 juin à Saint-Louis, une campagne de sensibilisation pour promouvoir les alternatives à la migration irrégulière, rapporte ndarinfo.
Le directeur des Sénégalais de l’extérieur, El Hadji Abdoul Karim Cissé, a souligné le changement d’approche : « On a voulu montrer aux jeunes qu’il existe des opportunités pour réussir au Sénégal », a-t-il déclaré. Le projet, qui couvrira l’ensemble du territoire, prévoit un appui financier et non financier aux bénéficiaires. Saint-Louis a été choisie en raison de son statut de zone de départ et de transit vers la Mauritanie et le Nord.
Pour Sara Hoefnagel, représentante de l’ambassade des Pays-Bas à Dakar, « la migration ne doit plus être une nécessité, mais un choix ». Un message renforcé par Yaya Diallo, chargé de projet à l’OIM, qui estime que « rien ne vaut risquer sa vie en mer alors qu’il existe des opportunités dans sa propre localité ».
La campagne cible particulièrement les candidats à la migration, en mettant en avant des alternatives concrètes en matière de formation, d’entrepreneuriat et d’emploi, souvent méconnues ou sous-exploitées. Elle vise à rendre ces dispositifs plus visibles.
Les journées de réseautage du programme Migration pour le développement (MDP), tenues les 22 et 23 juin à la Maison de l’Île, ont précédé ce lancement.

