L’Iran revendique la destruction de trois bases américaines et dévoile la cible prioritaire de sa prochaine opération

La tension militaire franchit un nouveau palier au Moyen-Orient. Dans un contexte d’escalade continue depuis les événements de février, les forces armées iraniennes ont mené une nouvelle série de frappes balistiques contre des installations militaires étrangères, tout en formulant des avertissements précis à l’encontre de responsables politiques.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran (IRGC) a annoncé ce dimanche avoir ciblé trois bases aériennes américaines situées dans la région. Selon l’agence semi-officielle Fars News, les installations d’Al-Harir à Erbil, ainsi que les bases d’Ali Al Salem et d’Arifjan, ont été frappées par des missiles et des drones. Ce déploiement militaire constitue la 52e vague de l’opération baptisée « True Promise 4 », justifiée par Téhéran comme une riposte à la mort de travailleurs dans des zones industrielles iraniennes.

Au-delà de ces frappes matérielles, l’IRGC a publiquement désigné le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou comme cible. L’organisation a déclaré que s’il est « encore en vie, nous continuerons à le traquer et à le tuer avec toute notre force ». Face aux rumeurs d’assassinat circulant sur les réseaux sociaux, le bureau du chef du gouvernement israélien a formellement démenti auprès de l’agence Anadolu, qualifiant ces allégations de fausses informations et confirmant que Benyamin Netanyahou est sain et sauf.

Sur le terrain, la chaîne israélienne Channel 12 a rapporté que deux personnes ont été légèrement blessées à Holon, dans le centre d’Israël, à la suite de cette dernière offensive balistique.

Ces événements s’inscrivent dans une séquence de violences initiée le 28 février dernier par une attaque conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Cette opération avait causé la mort d’au moins 1 300 personnes sur le sol iranien, incluant l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. Depuis, Téhéran a multiplié les tirs de drones et de missiles vers Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des forces américaines. Ces ripostes régionales ont provoqué d’importants dégâts matériels tout en perturbant le trafic aérien et les marchés mondiaux.

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