Le Secrétaire général du Conseil national de l’interprofession de la pêche artisanale du Sénégal (CONIPAS), Babacar Sarr, et le Président du Collectif national des pêcheurs artisanaux du Sénégal (CNPS), Abdoulaye Diouf, ont été entendus ce mercredi 21 octobre 2026, de 9 heures à 14 heures, par la Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les conditions de délivrance et de renouvellement des licences de pêche.
Selon l’Assemblée nationale, à l’ouverture des auditions, la présidente de la commission, l’honorable Oulimata Sidibé, a invité les deux responsables à préciser leurs attributions au sein de la Commission consultative de délivrance des licences de pêche.
D’après la même source, les deux représentants du secteur ont indiqué que le CONIPAS assure la représentation de l’interprofession de la pêche au sein de cette instance.
Selon Babacar Sarr, Secrétaire général du CONIPAS, l’avis rendu par la commission est purement consultatif. Il appartient au ministre chargé de la Pêche de décider de le suivre ou non, même lorsque cet avis recueille l’approbation de la majorité des membres.
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Avant de formuler la position de son organisation, il affirme examiner l’état des ressources halieutiques, à partir des données du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT), ainsi que la jauge et les capacités des navires concernés.
Abordant le dégel des licences de pêche décidé en 2026 par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, le Secrétaire général du CONIPAS a estimé que cette mesure n’aurait pas dû être prise au regard de l’état des ressources halieutiques.
Il a également regretté l’absence de concertation préalable, considérant qu’une autre approche aurait pu être privilégiée, notamment en invitant les acteurs de la pêche industrielle et artisanale à accroître leurs volumes de débarquement dans les différents quais du pays.
Pour sa part, le Président du CNPS, Abdoulaye Diouf, a expliqué que son organisation recueille ses informations auprès de ses responsables locaux présents dans les différents quais de pêche. Les conflits sont généralement réglés à l’échelle locale, tandis que les situations plus complexes sont prises en charge par le bureau national. L’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM) et l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) figurent également parmi les sources d’information citées.
S’agissant des navires opérant illégalement, les deux responsables ont affirmé que leurs organisations effectuent des signalements auprès des autorités compétentes, tout en déplorant des réactions souvent tardives.
Interrogés sur la liste des navires titulaires de licences de pêche, ils ont déclaré n’en avoir jamais reçu communication.
La Commission d’enquête parlementaire poursuivra ses travaux dans les prochains jours. À travers ces auditions, elle entend faire la lumière sur les mécanismes de délivrance et de renouvellement des licences de pêche, afin d’identifier les insuffisances du dispositif actuel et de proposer des mesures correctives.





