Que reproche Cheikh Ndiaye aux députés après le deuxième rejet consécutif de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 ? Le responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) à Grand Yoff y voit un blocage politique préjudiciable aux populations.
Dans une tribune intitulée « Le destin d’Ousmane Sonko prime sur l’intérêt supérieur de la nation », publiée par Xibaaru, Cheikh Ndiaye s’interroge sur les motivations du vote. Il rappelle que les lois de finances rectificatives servent à ajuster le budget.
La séance du mardi 3 novembre à l’Assemblée nationale est au cœur de ses critiques. Cheikh Ndiaye estime que la majorité parlementaire a privilégié le blocage alors que le pays fait face, selon lui, à des difficultés économiques et à des urgences sociales. Il cite le pouvoir d’achat, les subventions et la stabilisation des finances publiques avec les partenaires internationaux.
Cette critique rejoint celle d’Aldiouma Sow, ministre-conseiller à la Présidence et membre de Kiiraay – Les Patriotes Républicains, qui a lui aussi vivement dénoncé la décision annoncée par Ousmane Sonko de ne pas voter la LFR 2026 en l’état. Dans sa réaction intitulée « Le masque du gourou tombe enfin », il accuse le président de Pastef de privilégier ses intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Ces prises de position donnent au désaccord budgétaire une dimension politique plus large : les opposants à Sonko présentent le refus de soutenir le texte comme un choix susceptible de faire passer des intérêts partisans avant les conséquences du budget pour les Sénégalais.
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Cheikh Ndiaye critique aussi l’absence d’Ousmane Sonko lors du vote. À ses yeux, elle contraste avec les discours de Pastef sur les aspirations populaires. Il soutient que le rejet pourrait toucher les populations et compromettre des investissements prioritaires, au-delà de ses conséquences pour le gouvernement.
Cheikh Ndiaye relie cette séquence aux tensions au sein de l’exécutif. Il accuse Ousmane Sonko d’utiliser le blocage institutionnel comme moyen de pression politique depuis la rupture entre les deux camps, et lui reproche de chercher à fragiliser le pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Il appelle également à remettre en cause la place de Pastef et de ses dirigeants dans la vie politique nationale.
Le responsable de l’APR appelle les Sénégalais à ne pas rester indifférents face à ce qu’il décrit comme une menace pour l’avenir du pays.





