LFR 2026 : deux anciens députés réclament des justifications après le rejet

Au Sénégal, le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par la majorité parlementaire PASTEF suscite une prise de position de deux anciens députés. Cheikhou Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil appellent les institutions à expliquer leurs choix et à préserver les intérêts des populations.

Le 19 octobre 2026, Ousmane Sonko avait annoncé que PASTEF ne voterait pas le projet en l’état, en avançant notamment des désaccords sur les orientations budgétaires. Après le rejet, les deux anciens parlementaires placent le débat sur le terrain de la responsabilité démocratique : ils reconnaissent aux députés le pouvoir de contrôler et d’autoriser les dépenses publiques, mais estiment que cette prérogative doit être accompagnée d’explications.

La tribune sur la LFR 2026 publiée par lactuacho développe cette idée à travers l’image de deux plombiers chargés d’alimenter une même maison en eau. Les auteurs associent les ressources publiques à l’eau et les deux responsables institutionnels au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et au président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko. Ils résument leur position ainsi : « Fermer le robinet est un droit. Le justifier est un devoir. »

Les signataires jugent qu’un débat contradictoire aurait permis d’examiner la sincérité des chiffres avancés, les arbitrages budgétaires et la place accordée aux secteurs sociaux. Ils rappellent que le gouvernement présentait la LFR comme un moyen d’ajuster les finances, de répondre à des urgences et de mobiliser de nouveaux financements auprès des partenaires techniques et financiers. Leur appel vise aussi les dirigeants : ils leur demandent de ne pas laisser leurs divergences affecter la continuité de l’action publique.

Dans leur tribune, Cheikhou Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil affirment que les ressources publiques appartiennent aux citoyens, et non à ceux qui en assurent temporairement la gestion ou le contrôle.

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